Pollution en Iran : les écoles fermées mardi à Téhéran

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Photo du trafic dans le centre de la capitale iranienne Téhéran, enveloppée dans une épaisse couche de pollution, le 5 février 2018
© AFP ATTA KENARE

Téhéran (AFP) – Toutes les écoles de Téhéran seront fermées mardi en raison de la forte pollution atmosphérique qui frappe une nouvelle fois la capitale iranienne, ont annoncé lundi soir les autorités locales.

La fermeture des écoles primaires décrétée pour lundi a été étendue aux « collèges et lycées », a déclaré sur la télévision d’Etat le directeur général du service de la protection de l’environnement de la province de Téhéran, Qumars Kalantari.

Cette mesure s’applique à toute la province, à l’exception de quatre cantons où la pollution est moindre.

Chaque hiver, la pollution atteint des pics à Téhéran – agglomération située entre 1.400 et 1.800 mètres – en raison du phénomène dit d' »inversion thermique »: l’air froid en altitude empêche l’air chaud et pollué de se dégager. Déjà à la mi-décembre, les écoles avaient dû être fermées pendant plusieurs jours.

En dépit des mesures prises par les autorités, la concentration en particules fines a continué d’augmenter lundi et atteignait vers 20H00 (16H30 GMT) 173 microgrammes par mètre cube en moyenne sur l’ensemble de la capitale, qui compte environ 8,5 millions d’habitants, selon les relevés de la municipalité.

Ce taux montait à 231 µg/m3 dans un quartier de l’est de la ville alors que l’OMS recommande que cette concentration en particules nocives ne dépasse pas 25 µg/m3 en moyenne sur 24 heures.

Toute la journée, Téhéran est restée nappée dans un nuage grisâtre piquant la gorge et les yeux et dissimulant les montagnes qui la surplombent.

En l’absence d’école, les mères de familles qui travaillent pourront prendre un jour de congé mardi pour s’occuper de leurs enfants, a indiqué M. Kalantari, rappelant le maintien des diverses restrictions imposées en pareil cas: circulation alternée, arrêt des activités industrielles polluantes et des chantiers de construction.

Selon les médias iraniens, la pollution à Téhéran, ville habituée aux embouteillages monstres, est provoquée à 80% par les gaz d’échappement.

Alors que la pollution entraînerait chaque année la mort de 20.000 personnes en Iran (sur une population d’environ 80 millions d’habitants), le président Hassan Rohani a assuré mardi que son gouvernement attachait « une grande importance aux questions touchant à l’environnement », selon l’agence officielle Irna.

Interrogé par l’AFP, Mohammad Soltani, employé du secteur privé, a estimé au contraire que les autorités se désintéressaient du problème. « Je ne sens pas de volonté forte », a-t-il déploré.

© AFP

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