Au Sénégal, Macron s’engage pour l’éducation et l’environnement

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Le président français Emmanuel Macron (C-G) et son épouse, Brigitte Macron (C-D) sont accueillis à Dakar le 2 février 2018 par le président sénégalais Macky Sall (D) et son épouse Marieme Faye Sall (G) Macron and co-hosts Sall, are expected to be joined by the musician Rihanna in the Senegalese capital of Dakar on Friday for the final day of the Global Partnership for Education financing conference.
© AFP ludovic MARIN

Dakar (AFP) – Le président français Emmanuel Macron, arrivé dans la nuit de jeudi à vendredi à Dakar, a aussitôt entamé une visite officielle de deux jours au Sénégal, axée sur l’aide internationale à l’éducation et à la lutte contre l’érosion côtière.

Dans son plaidoyer devant la troisième conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (PME), qu’il parraine conjointement avec le président sénégalais Macky Sall, il pourra compter sur le soutien de Rihanna, également présente à Dakar depuis jeudi, selon un responsable de la communication de la chanteuse.

C’est la sixième visite du président français, arrivé à Dakar en provenance de Tunisie, dans un pays d’Afrique subsaharienne, après le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Ghana.

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont été accueillis sur le tarmac par Macky Sall et son épouse, et les deux présidents ont discuté plus d’une demi-heure dans le pavillon de réception de l’aéroport de Dakar.

Vendredi matin, Macky Sall a reçu son homologue français au palais présidentiel.

Ils ont signé une série de contrats, dont la vente de deux Airbus à la compagnie Air Sénégal pour un montant de 214 millions de dollars (171 millions d’euros) et la création d’un campus universitaire franco-sénégalais, avant une visite sur le chantier du futur TER (train express régional) de Dakar, auquel participent des entreprises françaises.

Cette visite se produit à un moment de particulière convergence d’intérêts entre les deux pays, selon l’analyste politique sénégalais Babacar Justin Ndiaye.

Les deux présidents affichent des volontés réformatrices analogues et partagent une préoccupation pour la sécurité régionale, avec notamment la montée en puissance, aux frontières du Sénégal, de la force antijihadiste du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), qui vient d’achever sa deuxième opération.

« Au Mali, l’armée sénégalaise, à la demande de la France, avec la bénédiction des Nations unies, est montée en première ligne contre les terroristes dans la région de Mopti », a souligné l’analyste, en référence au récent déploiement dans le centre du Mali d’une force de réaction rapide composée de Casques bleus sénégalais.

Les deux présidents, qui ont chacun fait de l’éducation une priorité, devaient ensuite visiter un collège de Dakar rénové avec des fonds de l’Agence française de développement (AFD), avant de rejoindre la conférence du Partenariat mondial pour l’éducation.

C’est à l’invitation de Macky Sall qu’Emmanuel Macron coprésidera dans l’après-midi cette conférence qui accueillera sept chefs d’Etat africains et des donateurs internationaux.

Leur objectif est de lever quelque 3 milliards de dollars sur la période 2018-2020 pour aider plus de 60 pays en développement à financer leurs programmes d’éducation afin de réduire, malgré le poids de la démographie, le nombre d’enfants non scolarisés, estimé à 264 millions,

Selon l’AFD, en matière de soutien à l’éducation, « la France ne fait pas tellement mieux » que les autres pays donateurs, en y consacrant seulement 2,5% de son aide publique.

Aussi Rihanna, ambassadrice du PME, comme l’association humanitaire ONE, demandent-elles à Emmanuel Macron de montrer l’exemple en portant la contribution française à 300 millions de dollars.

Samedi, Macky Sall accompagnera le président français et son épouse Brigitte à Saint-Louis, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française et du Sénégal, menacée par la montée des eaux.

Son maire Mansour Faye avait interpellé Emmanuel Macron sur le sort de sa ville lors du Sommet One Planet du 12 décembre à Paris.

Cette ville de pêcheurs, premier établissement fondé par la France au sud du Sahara, attend de Paris et de la Banque mondiale, dont le président Jim Yong Kim, participera à ce déplacement, une aide contre l’érosion qui menace d’emporter des habitations.

La Banque mondiale avait annoncé à Paris une aide pour protéger les côtes africaines, dont Saint-Louis doit être l’une des premières bénéficiaires.

Inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité, le coeur historique de Saint-Louis devrait bénéficier d’une aide accrue de la France pour la restauration de ses monuments historiques.

© AFP

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