Antilles : inquiétude sur l’indemnisation des victimes du chlordécone

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Victorin Lurel à Les Abymes en Guadeloupe, le 11 mars 2017
© AFP/Archives Helene Valenzuela

Paris (AFP) – Deux parlementaires guadeloupéens s’inquiètent que le chlordécone et le paraquat, deux pesticides dangereux longtemps utilisés aux Antilles et aux graves conséquences sanitaires, ne puissent pas être intégrés dans la proposition de loi portant création d’un fonds d’indemnisation des victimes des produits phytopharmaceutiques.

Le texte doit être examiné jeudi après-midi par le Sénat dans le cadre de la niche parlementaire du groupe socialiste.

Les deux sénateurs socialistes de Guadeloupe Victorin Lurel et Victoire Jasmin ont déposé des amendements pour que soient « symboliquement cités dans le champs des produits » le chlordécone, un insecticide cancerogène et perturbateur endocrinien et le paraquat, un herbicide dangereux, qui ont été massivement utilisés aux Antilles avant d’être interdits, et qui préoccupent encore la population par leur caractère nocif à très long terme.

Le rapporteur du texte Bernard Jomier les avait assurés que ces deux produits s’inscrivaient bien dans le champ des produits phytopharmaceutiques et qu’ils seraient donc concernés par le fonds d’indemnisation, a expliqué Victorin Lurel lors d’une conférence de presse mercredi en fin d’après-midi, en compagnie de la député Hélène Vainqueur-Christophe (Nouvelle-gauche), qui réclame elle aussi un fonds d’indemnisation.

« Mais lorsqu’on demande symboliquement que les deux produits soient cités dans le texte, la commission des finances refuse nos amendements (…), car cela serait +une aggravation des charges publiques+ », signifiant ainsi qu’ils ne sont pas compris dans les produits phytopharmaceutiques, s’est étonné l’ancien ministre des Outre-mer.

Selon lui « le gouvernement ne veut pas ouvrir le chapître » de l’indemnisation au chlordécone.

© AFP

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