Lecornu au futur site d’enfouissement de déchets nucléaires

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Visite de Sébastien Lecornu du laboratoire souterrain d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure, le 29 janvier 2018
© AFP JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Saudron (France) (AFP) – Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, a visité lundi le laboratoire souterrain d’enfouissement des déchets nucléaires à vie longue à Bure.

« Il appartient à notre génération de trouver une solution la meilleure possible, en tout cas la moins mauvaise, pour reprendre la formule de Nicolas Hulot, pour le traitement de ces déchets », a estimé le secrétaire d’Etat lors d’un point presse à l’espace technologique à Saudron (Haute-Marne).

« Il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes », selon l’Autorité de sureté nucléaire (ASN), a-t-il rappelé, souhaitant « qu’on travaille sur ce projet avec le plus grand calme ».

Après avoir rencontré les élus locaux en début de matinée, M. Lecornu a visité le laboratoire creusé à 500 m sous terre, où sont expérimentées les conditions d’exploitation du futur Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) pour un coût estimé à 25 milliards d’euros.

Ce centre, géré par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) et situé entre les communes de Bure et Mandres-en-Barrois, aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne, doit accueillir tous les déchets de haute et moyenne activité à vie longue du parc nucléaire français. La phase pilote doit démarrer en 2025.

L’ASN a souligné, dans un rapport rendu mi-janvier, la « maturité technique satisfaisante au stade du dossier d’options de sûreté » du projet Cigéo, mais a formulé une « réserve » concernant les déchets bitumineux. Ces boues radioactives, conditionnées dans du bitume et représentant environ 18% de l’ensemble des déchets, sont très inflammables.

« C’est un projet qui va être vivant, qui est résiliant, qui doit être souple, adaptable, qui va s’écrire encore au cours des prochaines années », a assuré M. Lecornu.

Le secrétaire d’Etat a tenu à exprimer aux élus locaux la « solidarité nationale ».

« Chaque citoyen qui a un jour allumé une ampoule a une responsabilité sur cette affaire de déchets nucléaires », a-t-il dit.

Un comité de haut niveau réunira le 7 mars au ministère de la Transition écologique notamment l’Andra, Areva, EDF et les élus de la Meuse et de la Haute-Marne, pour construire « un projet de territoire » et travailler sur une « fiscalité ad hoc », a-t-il annoncé.

M. Lecornu s’est engagé à revenir prochainement sur le site de l’Andra pour rencontrer les opposants.

Le projet Cigéo est régulièrement contesté devant la justice et sur le terrain par des militants qui dénoncent sa « dangerosité ».

« Les oppositions qui ne seraient pas dans la légalité sont inacceptables. Les oppositions radicalisées, qui commettent des actes de délinquance comme cela a pu être le cas, ont vocation a être (traduites) et traitées devant les tribunaux de la justice française », a-t-il prévenu.

© AFP

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