À Hong Kong, exercice grandeur nature de simulation d’accident nucléaire

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Des sauveteurs près d’un point de contrôle de la radioactivité
© AFP Anthony WALLACE

Hong Kong (AFP) – Ouvriers dans des combinaison de protection, tentes de décontamination et simulation d’évacuation: un exercice grandeur nature de simulation d’accident nucléaire a eu lieu mercredi sur une île d’Hong Kong proche d’une centrale chinoise.

L’exercice s’est déroulé sur Tung Ping Chau, une île peu peuplée plus proche de la Chine continentale que de Hong Kong, située à environ 20 km de la centrale nucléaire de Daya Bay, près de la ville de Shenzhen.

Une centaine de touristes et d’habitants se sont joints aux 3.000 fonctionnaires pour élaborer plusieurs scénarios sur le terrain accidenté de l’île. Des exercices ont aussi eu lieu sur les embarcadères des territoires nord de Hong Kong, qui ont accueilli les navires de sauvetage.

Des experts de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), spécialisés dans les intervention en cas d’urgence nucléaire et dans la protection contre les radiations, sont venus de France pour aider à élaborer l’exercice.

Les participants ont mesuré les niveaux de radiation dans l’air et au sol, et ont installé des tentes avec des douches de décontamination. Des figurants avec du faux sang sur les joues étaient conduits dans des bateaux de la police situés sur une plage pour être évacués.

Une procédure de « traitement et décontamination des patients » à l’hôpital sera testée pendant le deuxième jour de l’exercice, a annoncé le gouvernement dans un communiqué.

L’exercice, qui simule une fuite dans la centrale chinoise de Daya Baya, a lieu tous les trois à cinq ans pour tester l’efficacité du plan d’intervention d’urgence du gouvernement hongkongais, a déclaré le bureau de la Sûreté.

La construction de Daya Bay avait déclenché d’importantes manifestations dans les années 1980, quand le territoire était une colonie britannique. Un million de personnes avaient signé une pétition contre la centrale nucléaire.

Depuis son ouverture en 1993, aucun incident majeur n’a été signalé.

© AFP

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