Une banquise réduite dans l’Arctique est devenue la « nouvelle norme »

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Un glacier photographié au-dessus de Ellesmere Island, au Canada. Les glaces de cette île reculent en raison du réchauffement climatique
© GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP MARIO TAMA

Washington (AFP) – Un Arctique de plus en plus chaud, où les températures augmentent deux fois plus vite que sur le reste de la planète et une banquise qui fond à un rythme alarmant, sont la « nouvelle norme », prévient une étude scientifique mondiale publiée mardi.

En 2017, la banquise hivernale autour du pôle nord est tombée à sa surface la plus réduite jamais enregistrée, a indiqué la Arctic Report Card, publiée chaque année par la US National Oceanic and Atmospheric Administration.

L’année 2017 a été la deuxième année la plus chaude depuis que les températures sont enregistrées dans l’Arctique, ajoute ce rapport compilé par 85 scientifiques dans 12 pays.

« L’ampleur et le rythme de la fonte de la banquise et du réchauffement de la surface des océans au 21e siècle sont sans précédent depuis au moins 1.500 ans et probablement beaucoup plus longtemps », affirme le rapport.

« Il y a beaucoup de signaux solides qui continuent d’indiquer que le système environnemental de l’Arctique a atteint une +nouvelle norme+ ».

Les conséquences de ce réchauffement continu sont désastreuses, affectant les pêcheries dans l’est de la mer de Béring, compromettant les routes, les habitations et les infrastructures en raison du dégel du pergélisol et augmentant les risques d’incendies, indique le rapport.

Même si moins de records de chaleur ont été battus qu’en 2016, « les températures arctiques continuent d’augmenter deux fois plus vite que les températures mondiales », souligne encore le rapport.

Les scientifiques ont publié le Arctic Report Card, qui a maintenant 12 ans, lors de la réunion annuelle de l’American Geophysical Union à San Francisco.

© AFP

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