Les émissions de méthane sous-estimées en Europ

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Des tuyaux d’un complexe gazier en Ukraine © JOE KLAMAR / AFP

L’usage du gaz naturel en Europe risque d’entrainer une hausse des températures de 0,6 degrés Celsius. « D’ici 2035, l’utilisation massive de combustibles fossiles, y compris de gaz naturel, dans le système énergétique de l’UE sera incompatible avec les engagements inscrits dans l’accord de Paris », conclut un rapport du centre d’études Tyndall sur le changement climatique. Il estime que l’Union doit réduire de 12 % par an ses émission de gaz à effet de serre provoquées par les énergies fossiles dont le gaz naturel (méthane). La combustion du méthane rejette des gaz à effet de serre tandis que le méthane lui-même est aussi un gaz à effet de serre. Il peut se retrouver dans l’atmosphère de manière intentionnel ou à cause de fuites lors de forages, de son transport ou bien de son utilisation, il devient alors un gaz à effet de serre à faible durée de vie (quelques décennies contre des centaines d’années pour le dioxyde de carbone) mais avec un pouvoir de réchauffement plus important. Or, aujourd’hui, les fuites de méthane restent difficiles à détecter et donc à évaluer. Les scientifiques notent que « une surveillance étroite montre que, dans la plupart des chaînes d’approvisionnement, un petit nombre de sites ou d’équipements sont responsables d’une grande partie des émissions de méthane.  Cependant, ces sites ou équipements sont difficiles à identifier a  priori. »

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