Pétrole: un permis d’exploration de Total en Guyane prolongé

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Logo de Total à Lille (nord), le 24 mai 2016
© AFP/Archives DENIS CHARLET

Paris (AFP) –  Le ministère de la Transition écologique et solidaire a donné son feu vert à la prolongation du permis exclusif d’exploration d’hydrocarbures « Guyane Maritime », détenu par Total au large de ce département français d’outre-mer, selon un arrêté publié jeudi au Journal officiel.

Total, accompagné de Shell et d’une filiale de Tullow Oil, tous deux maintenant retirés du projet, avait obtenu en 2011 ce permis d’exploration, qui a pris fin en juin 2016.

Ce permis exclusif est désormais valable « jusqu’au 1er juin 2019 », précise l’arrêté, et il est le seul qui fera l’objet d’une telle autorisation en Guyane, en vertu de la future loi visant à mettre fin à la production française d’hydrocarbures d’ici à 2040.

Cette loi, que le gouvernement veut faire adopter d’ici à la fin de l’année, prévoit de ne pas renouveler les concessions d’exploitations existantes au-delà de 2040.

Mais, pour éviter tout risque de contentieux, l’État a prévu d’autoriser l’octroi d’une concession d’exploitation dans la foulée d’une éventuelle découverte et de prolonger les permis exclusifs de recherche déjà attribués.

C’est ce dernier point qui vaut à Total cette prolongation du permis « Guyane Maritime ».

Après une découverte initiale de pétrole lors d’un premier forage en 2011, les forages supplémentaires se sont jusqu’ici avérés infructueux.

Désormais, l’objectif de Total « est de terminer le programme d’exploration sur ce permis par le forage d’un dernier puits d’exploration qui devrait se dérouler fin 2018/début 2019 », a réagi une porte-parole du groupe pétrolier.

Cela permettra « de définitivement conclure à la pertinence ou non de la phase de développement des réserves », a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, le groupe précise qu’un nouveau permis pour la Guyane, baptisé UDO et demandé en 2011 par Total, « n’a pas été attribué conformément aux intentions du gouvernement en matière d’exploration ».

« Total en prend acte, mais déplore que la longueur de la procédure ait abouti à cette situation », a indiqué sa porte-parole.

Plusieurs ONG ont en revanche regretté le feu vert du gouvernement à ce permis de Total.

Il « ne peut que polluer le signal que le gouvernement et Nicolas Hulot souhaitent envoyer au monde entier » avec le projet de loi visant à interdire d’ici 2040 la production des hydrocarbures en France, ont estimé dans un communiqué conjoint, Attac, Les Amis de la Terre, 350.org et le collectif « non au pétrole de schiste ».

Ils appellent d’ailleurs les députés à « combler les failles » du projet de loi lors de l’examen du texte.

© AFP

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