L’ASN place une centrale nucléaire du Cher sous surveillance renforcée

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La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire, le 15 mars 2011
© AFP/Archives ALAIN JOCARD

Paris (AFP) – L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé mercredi avoir placé la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) « sous surveillance renforcée », une procédure exceptionnelle, en raison de « la dégradation du niveau de sûreté ».

Dans une note d’information, l’ASN explique avoir constaté « une hausse du nombre d’évènements significatifs » et « des carences » d’EDF dans la surveillance et l’entretien des installations.

Le gendarme du nucléaire dit avoir relevé en 2016 « plusieurs défaillances de l’exploitant (EDF, ndlr) dans l’identification et l’analyse des conséquences des anomalies affectant certains équipements importants pour la sûreté ».

L’ASN a notamment relevé huit évènements classés au niveau 1 de l’échelle de gravité Ines qui en compte huit (de 0 à 7).

A cela s’ajoute « une dégradation dans la qualité des réponses qui lui sont fournies, ainsi qu’une réactivité insuffisante de l’exploitant », selon elle.

Après ces observations, l’ASN a mené une inspection « renforcée » sur le site en avril 2017 qui a révélé « des carences » d’EDF « dans la mise en oeuvre » de son organisation « pour la surveillance et l’entretien des installations ».

Cette mise sous surveillance surveillée, une procédure exceptionnelle, se traduira par des contrôles supplémentaires sur le site et « une attention particulière » aux mesures que prendra EDF.

Une inspection de contrôle sera enfin menée en 2018.

Par le passé, la centrale de Chinon (Indre-et-Loire) avait également été placée sous ce régime de surveillance renforcée entre 2013 et 2015, et avant elle en 2000, la centrale de Dampierre (Loiret), a précisé l’ASN à l’AFP.

Sollicité par l’AFP, EDF a dit « prendre acte » de cette décision, ajoutant que « tous les points soulevés par l’ASN ont fait l’objet d’actions correctives ». Le groupe « a proposé un plan d’action à l’ASN au mois d’avril qui a été accepté » et est en train d’être mis en place.

Comme beaucoup des remarques de l’ASN concernent « le facteur humain » sur la centrale, détaille une porte-parole, les actions correctives visent un « renforcement de la culture de sûreté » avec des formations sur les bonnes pratiques lors des interventions et d’autres juste avant les interventions programmées.

La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire comprend deux réacteurs de 1.300 mégawatts chacun.

© AFP

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