Animaux en captivité: les cirques traditionnels veulent rencontrer Hulot

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Les dompteurs du cirque Pinder nourrissent deux éléphants le 11 juillet 2013, au zoo du « Parc de la Tête d’Or » Zoo à Lyon (sud-est)
© AFP/Archives PHILIPPE DESMAZES

Paris (AFP) – Le Collectif des cirques, qui représente les cirques traditionnels, demande à rencontrer « de toute urgence » Nicolas Hulot pour examiner avec lui ses « projets » pour ce secteur, après ses propos sur le bien-être animal, dans des courriers rendus publics mercredi.

Le ministre de la Transition écologique avait déclaré début août qu’il n’était « pas favorable à la captivité des animaux, pas favorable à l’idée qu’on fasse du spectacle avec cette activité-là », à propos de l’interdiction de la reproduction des dauphins et des orques en captivité, contestée notamment par le Marineland d’Antibes.

Il avait annoncé vouloir « créer un groupe de réflexion sur le bien-être animal ».

Cette prise de position a créé « un grand désarroi parmi les entreprises de cirques traditionnelles », c’est-à-dire avec des animaux, écrit le Collectif dans une lettre à Nicolas Hulot datée du 14 août.

Dans un courrier similaire destiné au président Emmanuel Macron, il qualifie de « provocation » les propos de M. Hulot et dénonce, « de la part des pouvoirs publics (…), une absence de volonté d’accompagnement » de la filière alors qu’elle connaît « une baisse alarmante de (son) activité ».

« L’exaspération de nos adhérents est à son comble, certains que la fin de leur activité est programmée », écrit le Collectif. « Il s’agit de la survie d’un élément important de notre patrimoine culturel commun », ajoute-t-il dans ce courrier.

Il souhaite rencontrer Nicolas Hulot avant une « réunion plénière » du Collectif prévue le 4 septembre.

© AFP

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