Plus de 400 brebis tuées en un mois dans les Pyrénées: l’ours accusé

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ours brebis

Des éleveurs de brebis défilent dans les rue de Foix, préfecture de l’Ariège, pour protester contre la présence d’ours dans les Pyrénées, le 28 juin 2014
© AFP/Archives REMY GABALDA

Toulouse (AFP) – Plus de quatre cents brebis sont mortes en moins d’un mois en Ariège toutes victimes des ours, a dénoncé lundi l’Association pour le Développement Durable de l’Identité des Pyrénées (ADDIP), qui refuse la réintroduction du plantigrade.

La dernière attaque remonte à la nuit de jeudi à vendredi au-dessus de la commune d’Ustou. Quelque « 250 brebis ont déroché », comme on nomme la chute d’une barre rocheuse par les brebis, tandis que « 6 ou 7 autres » ont été découvertes dévorées par un ours », a précisé à l’AFP Bruno Besche-Commenge, porte-parole de l’ADDIP.

Selon M. Besche-Commenge, toujours à Ustou mais sur l’autre versant de la montagne, « une trentaine de brebis » d’un autre troupeau ont également « déroché » pendant la même période.

Le village d’Ustou est situé dans le Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, près de la frontière avec de l’Espagne, dans la même région que Couflens, où le 16 juillet, 209 brebis étaient également tombées d’une barre rocheuse, après une attaque d’ours avérée.

Vendredi, le maire DVG d’Ustou, Alain Servat, a pris un arrêt interdisant à l’ours toute « divagation » sur sa commune. L’édile de cette commune de 300 habitants a justifié avoir pris cette mesure « symbolique » par le besoin d’alerter l’opinion sur le « danger » que représente l’animal.

Vingt ans après la réintroduction de l’ours, plantigrade pouvant peser jusqu’à 250 kilos et mesurant jusqu’à deux mètres quand il est dressé sur ses pattes arrière, son nombre est estimé à 39 dans les Pyrénées, selon les derniers chiffres officiels datant de 2016. La question sensible de nouveaux lâchers sur les versants français continuent de diviser.

Lorsqu’une attaque d’ours est authentifiée par les expertises de la préfecture, une procédure d’indemnisation est aussitôt engagée et des crédits exceptionnels sont débloqués.

Mais pour les opposants aux ours, ces mesures sont insuffisantes. Selon M. Besche-Commenge, c’est tout le « pastoralisme » de la région qui est remis en cause.

« A Sentein, les éleveurs sont déjà redescendus des estives car il y a 4 ours. Et au Mont-Rouch, les éleveurs se demandent s’ils ne vont pas faire la même chose », affirme M. Besche-Commenge, constatant que ces descentes contraintes et prématurées vont mettre en péril les réserves de nourriture pour l’hiver.

© AFP

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