Une entreprise du Rhône se lance dans l’autoconsommation d’énergie

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Photo du 01 juin 2005 d’un technicien vérifiant un panneau photovoltaïque à Chambéry, dans une centrale utilisant l’énergie solaire pour produire de l’électricité. Une entreprise du Rhône se lance dans l’autoconsommation d’énergie grâce au solaire
© AFP/Archives JEAN-PIERRE CLATOT

Lyon (AFP) – Une entreprise de Cublize (Rhône), spécialisée dans la transformation des matières plastiques, a décidé de s’engager dans l’autoconsommation en produisant elle-même une petite partie de son électricité, une première en France.

« Depuis dix ans, le prix des panneaux photovoltaïques a été divisé par dix, ce qui rend accessible et rentable ce type d’initiative », explique Christian Missirian, directeur régional d’EDF Commerce en Auvergne-Rhône-Alpes.

AD Majoris, qui emploie 36 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de 12 à 13 millions d’euros, va donc installer au second semestre 2018  2.200 m² de panneaux sur son toit afin de produire l’équivalent de la consommation d’électricité d’une ville de 1.500 habitants. Un investissement estimé entre 400 et 450.000 euros.

Cela représente 10% de sa consommation totale et engendrera « une économie d’environ 15% sur la facture énergétique », détaille Nathalie Constant, responsable achats chez AD Majoris. En outre, les 10% autoproduits ne seront pas soumis aux fluctuations de prix.

Pour M. Missirian, « 10% d’autoconsommation pour une première, c’est déjà bien car on reste assujetti à la surface disponible et à l’ensoleillement de la zone ».

En mars dernier, EDF Energies Nouvelles (filiale d’EDF) avait annoncé sa volonté d’accélérer sur l’éolien et le solaire en France.

« Beaucoup de sociétés se manifestent et les dossiers s’accumulent par dizaines », se félicite M. Missirian, selon lequel « la grande distribution et l’agroalimentaire sont les secteurs les plus demandeurs pour faire fonctionner les frigos ».

En outre, l’entreprise se donne ainsi une image d’industrie plus respectueuse de l’environnement.

« On travaille dans une entreprise à image polluante, avec beaucoup de déchets plastiques, et on doit casser cela », souligne Nathalie Constant. « C’est une culture qui vient de notre passage dans un grand groupe international finlandais (jusqu’en 2002), pour qui c’est primordial ».

© AFP

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