Conférence sur les océans à l’ONU : Washington dénonce la pêche illégale

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Le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres ouvre la conférence sur les océans, le 5 juin 2017 à New York
© AFP/Archives Don EMMERT

Nations unies (Etats-Unis) (AFP) – Les Etats-Unis ont dénoncé mercredi, lors de la conférence sur les océans de l’ONU, les dangers de la pêche illégale, tout en évitant d’entrer dans la polémique provoquée par leur retrait de l’accord de Paris sur le climat.

L’émissaire de Donald Trump à la conférence, David Balton, a martelé que les océans et leurs ressources étaient « sous une énorme pression provenant de plusieurs menaces, dont la pêche illégale, la pollution marine et l’acidification des eaux ».

« La pêche illégale, non-déclarée et non-réglementée met en péril la sécurité alimentaire internationale, la croissance économique, et menace les écosystèmes marins », a déclaré ce responsable environnement du département d’Etat.

La première conférence sur les océans de l’ONU a démarré lundi, assombrie par le retrait des Etats-Unis, annoncé quatre jours plus tôt, de l’accord de Paris, approuvé fin 2015 par plus de 190 pays pour lutter contre le réchauffement de la planète.

Les Etats-Unis, deuxième plus gros pollueur au monde après la Chine, ont approuvé l’accord sous la précédente administration du démocrate Barack Obama. Le républicain Donald Trump le juge mauvais pour l’économie américaine.

Citant une étude récente montrant que le poids du plastique dans les océans risquait de dépasser celui des poissons en 2050, le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a ouvert la conférence en appelant les pays à mettre de côté les intérêts nationaux pour éviter « une catastrophe mondiale ».

Depuis la tribune de l’ONU, David Balton a souligné que les Etats-Unis « avaient défendu » un accord sous l’égide de l’ONU cherchant à lutter contre la pêche illégale, qui rapporte des dizaines de milliards de dollars par an selon les estimations qu’il a citées.

Faisant référence à « l’importance particulière de l’accord de Paris » et s’inquiétant de l’impact du changement climatique sur les océans, un « Appel à agir » devrait être publié vendredi, au dernier jour de la conférence.

Les Etats-Unis le soutiendront mais remonteront à la tribune vendredi pour préciser leur position, selon des diplomates américains.

© AFP

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