Pollution : création d’une zone protégée en plein Londres

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Le maire de Londres Sadiq Khan à Bruxelles le 28 mars 2017 © AFP/Archives EMMANUEL DUNAND

Londres (AFP) – Face à une pollution qui tue chaque année 9.000 Londoniens, le maire de Londres Sadiq Khan a annoncé mardi vouloir créer une zone protégée dans la capitale à partir de 2019, poursuivant son offensive contre les véhicules polluants.

Cette zone à ultra basse émission (Ulez) concernera tous les véhicules diesel de plus de quatre ans et les véhicules essence de plus de treize ans, qui devront payer 12,50 livres (14,6 euros) pour rouler dans le centre de la capitale britannique, sept jours sur sept et 24 heures sur 24.

« L’air londonien est mortel et je ne peux pas rester les bras croisés », a déclaré à la presse M. Khan, en annonçant cette initiative.

En février, le maire de la capitale britannique avait déjà annoncé l’introduction à partir d’octobre 2017 d’une taxe de 10 livres (11,7 euros) sur les voitures datant d’avant 2006.

Baptisée « toxic charge » ou « T-Charge », elle s’appliquera à tous les véhicules ne respectant pas les normes européennes en termes de pollution, et en particuliers aux véhicules mis en circulation avant 2006. Elle viendra s’ajouter au péage urbain, d’un montant de 11,5 livres (13,5 euros), que doivent déjà payer les automobiles circulant dans le coeur de Londres de 7H à 18H00 du lundi au vendredi

Avec Ulez, M. Khan veut durcir cette mesure à partir de 2019. Il veut aussi l’étendre au-delà du centre, jusqu’aux routes circulaires nord et sud à compter de 2021.

« L’une des principales raisons pour lesquelles l’air de Londres est mortel réside dans les émissions des véhicules. Nous avons calculé que plus de la moitié de la pollution de l’air est causée par les transports », a expliqué à l’AFP M. Khan.

La semaine dernière, M. Khan avait annoncé, en compagnie de la maire de Paris Anne Hidalgo et du maire de Séoul Won-soon Park, le lancement d’un système de notation des véhicules, « fondé sur leurs émissions réelles de particules polluantes », pour informer les automobilistes et lutter plus efficacement contre la pollution de l’air.

Le projet consiste à installer des capteurs mobiles dans les rues ainsi que sur les différentes marques de véhicules. Les données recueillies seront ensuite publiées sur un site internet dédié, qui devrait commencer à les fournir en fin d’année pour Londres et Paris.

©AFP

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