Un « pipeline » dans une agence BNP Paribas contre un projet de terminal méthanier

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BNP Paribas

Un « pipeline » déroulé par un petit groupe des Amis de la Terre et d’ANV-Cop21 jusqu’à l’intérieur d’une agence BNP Paribas à Paris, le 27 mars 2017
© AFP STEPHANE DE SAKUTIN

Paris (AFP) – Un « pipeline » déroulé jusqu’à l’intérieur d’une agence bancaire parisienne: des défenseurs de l’environnement ont protesté lundi contre le soutien de BNP Paribas à un projet de terminal américain d’exportation de gaz de schiste, a constaté un photographe de l’AFP.

« Gaz de schiste aux Etats-Unis: nous accusons BNP Paribas », pouvait-on lire sur deux banderoles déployées devant l’agence, sur le boulevard de Sébastopol, par un petit groupe des Amis de la Terre et d’ANV-Cop21.

Du « pipeline » de PVC noir installé sur le trottoir s’échappait une épaisse fumée blanche alimentée par des fumigènes. Les militants, dont l’un grimé en Donald Trump et un autre incarnant le DG de la banque, Jean-Laurent Bonnafé, sont restés sur place environ un quart d’heure.
Les ONG reprochent à BNP Paribas d’exercer un rôle de conseil financier sur le projet Texas LNG, dans la Vallée du Rio Grande.

Ce terminal, projet d’environ 2 milliards de dollars, est destiné à exporter du gaz liquéfié, issu notamment de gisements de gaz de schiste.

« Nous accusons BNP Paribas d’aggraver la crise climatique », dit Lucie Pinson, chargée de campagne Finance privée aux Amis de la Terre France. « Un tel terminal conduit en amont à l’extraction de toujours plus d’énergies fossiles et à l’émission de millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère ».

Dans une déclaration à l’AFP le 1er mars, BNP Paribas affirmait vouloir « prendre en compte » les remarques des Amis de la Terre, de l’ONG Rainforest Action Network et d’une association locale opposée au projet (Save RGV from LNG).

Les Amis de la Terre ont indiqué avoir rendez-vous mercredi avec une équipe RSE de BNP Paribas, sur l’ensemble des dossiers liés à la question du gaz.

Les ONG multiplient les actions contre les énergies fossiles, et notamment les banques participant à leur promotion, 80% des réserves connues de gaz, charbon et pétrole devant rester dans le sol si l’on veut espérer limiter à 2°C la hausse de la température mondiale.

Un peu plus tôt lundi, un groupe de Greenpeace a de son côté déversé 3.000 litres de mélasse devant le siège de Total à la Défense, pour dénoncer un projet d’exploration pétrolière à l’embouchure de l’Amazone, près d’un récif corallien récemment découvert.

© AFP

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