Rhinocéros tué à Thoiry: une information judiciaire ouverte

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Rhinocéros

Photo du Domaine de Thoiry datée du 22 mars 2016 du rhinocéros Vince tué pour sa corne le 7 mars 2017 au zoo français de Thoiry à côté de Paris
© DOMAINE DE THOIRY/AFP Arthus Boutin

Versailles (AFP) – Une information judiciaire a été ouverte pour tenter de retrouver la trace des braconniers qui ont abattu début mars un rhinocéros du zoo de Thoiry (Yvelines) pour voler sa corne, a-t-on appris de source judiciaire jeudi.

« Une information judiciaire a été ouverte » mercredi « des chefs d’association de malfaiteurs, détention d’espèces protégées, atteinte en bande organisée à la conservation d’une espèce animale, vol aggravé, recel en bande organisée et transport, détention, cession d’espèce non domestique », a précisé le parquet de Versailles à l’AFP, confirmant une information du Parisien.

L’enquête, confiée à la gendarmerie de Mantes-la-Jolie, assistée par les Douanes et l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, n’a pour l’instant pas permis de remettre la main ni sur les auteurs du braconnage, ni sur la corne volée. « Les enquêteurs suivent plusieurs pistes, mais aucune n’est privilégiée » à ce stade, selon la même source.

Une autopsie pratiquée sur Vince, le rhinocéros blanc âgé de quatre ans, avait permis d’extraire trois balles de calibre 12, un calibre commun pour les fusils de chasse.

Le trafic de corne de rhinocéros est généralement destiné à des pays asiatiques, où la médecine traditionnelle lui attribue toutes sortes de vertus, dont celles de guérir le cancer ou l’impuissance. Il est particulièrement lucratif: la corne, faite de kératine comme les ongles humains, peut se vendre jusqu’à 60.000 dollars le kilo sur le marché noir, soit près de deux fois le prix de l’or.

De nombreux zoos abritant des rhinocéros ont depuis renforcé leurs systèmes de sécurité ou pris une mesure plus drastique: couper la corne des bêtes qu’ils accueillent.

Le jardin zoologique tchèque de Dvur-Kralove-nad-Labem a ainsi déjà procédé à l’opération, tout comme le parc animalier de Pairi Daiza en Belgique. Joint par l’AFP cette semaine, le parc de Thoiry, lui, s’interrogeait encore sur l’opportunité d’une telle mesure.

© AFP

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