États-Unis: le chef de l’agence environnementale minimise le rôle du CO2

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Le nouveau chef de l’Agence américaine de protection de l’environnement, Scott Pruitt, le 18 janvier 2017 à Washington, DC
© AFP/Archives ZACH GIBSON

Washington (AFP) – Le nouveau chef de l’Agence américaine de protection de l’environnement, Scott Pruitt, a estimé jeudi que le dioxyde de carbone n’était pas un élément majeur du réchauffement climatique, dans la lignée de ses positions climato-sceptiques.

Proche de l’industrie des énergies fossiles, le nouveau chef de l’EPA choisi par Donald Trump a longtemps été un farouche détracteur du puissant organisme qu’il dirige désormais.

« Je pense que mesurer avec précision (l’impact de) l’activité humaine sur le climat est quelque chose de très difficile et il existe un immense désaccord sur le degré d’impact. Donc non, je ne serais pas d’accord pour dire qu’il s’agit d’un contributeur important au réchauffement climatique », a déclaré le républicain sur CNBC, interrogé sur l’influence du gaz carbonique.

« Nous devons continuer d’étudier l’analyse » de l’impact du CO2, a-t-il ajouté.

Sa position se heurte à celles de la Nasa et de l’agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), qui ont conjointement jugé en janvier que le changement climatique était « largement déterminé par l’accroissement du dioxyde de carbone et autres émissions humaines ».

Scott Pruitt, qui dirige l’agence mettant en oeuvre les législations environnementales notamment sur les émissions de gaz à effet de serre et la pollution, a par ailleurs dénoncé le « mauvais accord » de Paris sur le climat.

« L’accord de Paris aurait dû être géré comme un traité, il aurait dû passer par une validation au Sénat. C’est inquiétant », a-t-il déploré.

Cet ancien procureur général de l’Oklahoma a initié ou s’est joint à plus d’une douzaine de procès contre l’Agence de protection de l’environnement, aux côtés d’industriels et de lobbyistes pour bloquer diverses régulations sur la pollution de l’air et de l’eau.

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