Indonésie: un bébé orang-outan vivant dans une famille récupéré

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Bébé orang-outan

Devi Sumantri, du Centre international de secours pour animaux, tient dans ses bras Vena, bébé orang-outan qu’elle a récupérée dans la famille où elle vivait, avant de leremettre dans son milieu naturel, le 14 février 2017 sur l’île de Bornéo
© AFP ADEK BERRY

Kendawangan (Indonésie) (AFP) – Un bébé orang-outan de Bornéo vivant comme un animal de compagnie dans une famille, situation fréquente en Indonésie, a été récupéré par des défenseurs des animaux qui en prennent soin avant qu’il ne retrouve son milieu naturel.

Vena, une femelle âgée de sept mois, vivait chez une habitante d’un village malgré l’interdiction de cette pratique, dans le district de Kendawangan, sur la partie indonésienne de l’île de Bornéo.

Des villageois l’ont signalée au Centre international de secours pour animaux qui l’a récupérée au début du mois, a indiqué cette ONG.

Depuis, Vena est nourrie au lait avec des vitamines par le personnel qui lui change régulièrement ses couches.

L’an passé, l’ONG a récupéré 22 orangs-outans contraints de vivre en captivité comme des animaux de compagnie ou dont l’habitat naturel avait été détruit par les immenses feux de forêts souvent allumés illégalement pour étendre les plantations d’huile de palme, dont l’Indonésie est le premier producteur mondial.

Même quand des orangs-outans sont gardés avec soin, comme c’était le cas de Vena, des défenseurs des animaux répètent qu’il s’agit d’une mauvaise pratique car il est par la suite difficile pour les singes de survivre dans un milieu naturel.

« Beaucoup de gens ne réalisent pas que garder des orangs-outans comme des animaux de compagnie est illégal et peut leur faire perdre leur instinct pour vivre dans la nature », explique Ruswanto, un responsable de l’agence indonésienne de protection de la faune et la flore.

Bariah, une femme qui gardait chez elle la femelle Vena, s’était déjà fait prendre avec un autre bébé orang-outan plus tôt cette année.

« Je sais que les orangs-outans sont une espèce protégée, je ne leur faisais rien de mal, je prenais simplement soin d’eux », a déclaré à l’AFP cette mère de sept enfants.

Une fois qu’ils sont pris en charge par l’ONG, les jeunes orangs-outans sont envoyés dans une « école de la jungle », où ils passent en général plusieurs années à apprendre à être livrés à eux-mêmes avant d’être relâchés dans la nature.

© AFP

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