Les aides publiques débloquées pour l’usine de sucre de Marie-Galante

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usine de sucre

Photo aérienne prise le 14 Avril 2007 de deux machines agricoles coupant et récoltant les cannes à sucre sur l’île de Marie-Galante dans les Antilles Françaises
© AFP MARCEL MOCHET

Pointe-à-Pitre (AFP) – L’usine de sucre de Marie-Galante en Guadeloupe, dont l’activité était suspendue depuis plusieurs semaines au versement d’aides publiques, va pouvoir redémarrer et la campagne sucrière 2017 débuter, avec la signature d’une nouvelle convention lundi entre la Région Guadeloupe, l’État et le Conseil départemental de Guadeloupe.

Cette nouvelle convention pour l’usine Sucreries et Rhumeries de Marie-Galante (SRMG), attendue depuis plusieurs mois et portant sur 2016-2017, a été signée lundi pour permettre « le démarrage de la campagne sucrière 2017 », ont annoncé dans un communiqué commun la région, l’État et le département.

La convention, qui fixe « les modalités de soutien de l’État et des collectivités territoriales à l’usine sucrière et à la filière canne de Marie-Galante », permet le déblocage de 1,6 million d’aides publiques.

La signature achoppait suite à un désaccord autour de deux projets de centrales thermiques en concurrence pour être adossées à la sucrerie: l’un porté par l’entreprise Albioma et soutenu par les acteurs de la filière depuis 2012, et l’autre plus récent, soutenu par la communauté de commune de Marie-Galante (CCMG), dans le cadre d’un projet de Démonstrateur industriel de la ville durable (DIVD), axé autour du « tourisme durable ».

Regrettant « l’absence de la présidente de la Communauté des communes » et « des maires » de l’île à cette signature, la Région, le Département et l’État ont rappelé leur soutien depuis 2012 au « projet de centrale thermique de cogénération » de la société Albioma.

Mais la Région s’est engagée à « présenter une partie de la politique régionale de l’énergie », qui intègrera des dispositions spécifiques « pour répondre à la volonté des élus de Marie-Galante ».

Il s’agit notamment de la « production solaire photovoltaïque avec stockage (+12 MW) » et de « l’éolien avec stockage (+3 MW) », inscrits au projet portée par la CCMG et la Compagnie Nationale du Rhône (CNR). La Région entend également développer une filière biomasse locale, d’ici à 2023.

Le président de la région, Ary Chalus, a par cette décision proposé un compromis, en appelant à « la concertation » et « au dialogue », jugeant qu’il n’y avait pas « d’incompatibilité entre la pérennisation de la filière industrielle Sucres-Rhum de Marie-Galante et la volonté de la CCMG » de développer son projet de DIVD.

Contactée, Maryse Etzol la présidente de la CCMG, fermement opposée à la centrale d’Albioma, n’avait pas répondu à l’AFP lundi soir.

© AFP

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