Luxe: Kering ambitionne de réduire de 50% ses émissions de CO2 d’ici 2025

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Kering

Le groupe utilise un outil baptisé EP&L (Environmental Profit and Loss, soit compte de résultat environnemental) développé avec le cabinet PwC pour mesurer l’impact de ses activités sur l’environnement, de la production de matières premières jusqu’à la vente
© AFP/Archives FRANCOIS GUILLOT

Paris (AFP) – Le groupe de luxe et d’habillement sportif Kering ambitionne de réduire de 50% les émissions de CO2 liées à ses activités dans le monde d’ici 2025, annonce-t-il mercredi dans un communiqué.

Kering – qui détient des marques comme Gucci, Yves Saint Laurent, Boucheron ou encore Puma – avait déjà lancé en 2012 un plan d’actions pour limiter sa production de déchets et de CO2, utiliser plus d’or dit « éthique », améliorer la traçabilité des peaux précieuses ou encore éliminer le PVC de ses produits.

Le groupe utilise un outil baptisé EP&L (Environmental Profit and Loss, soit compte de résultat environnemental) développé avec le cabinet PwC pour mesurer l’impact de ses activités sur l’environnement, de la production de matières premières jusqu’à la vente des produits finis.

Dans le cadre de sa nouvelle stratégie de développement durable à horizon 2025, Kering fait part de son « ambition d’utiliser les ressources dans le respect des limites planétaires définies et via une approche scientifique, afin de réduire de 50% les émissions de CO2 de ses activités ».

« Il ne s’agit pas seulement de compenser les activités ayant un impact négatif sur l’environnement » mais d’inscrire « cette démarche au coeur de la stratégie +business+ et dans tous les processus d’innovation et de création », résume Marie-Claire Daveu, directrice du développement durable de Kering.

A titre d’exemple, le groupe va renforcer ses investissements dans les solutions innovantes et durables (biotechnologies, recyclage des textiles pour créer de nouvelles pièces, cuir à base de champignon) et renforcer ses exigences de « traçabilité, bien-être animal et utilisation de produits chimiques » auprès de ses fournisseurs de matières premières.

« Notre objectif est de réduire de 40% notre compte de résultat environnemental (EP&L) d’ici 2025, ce qui est très ambitieux », souligne Mme Daveu.

Au sein du groupe, quelque 7% des impacts totaux sont imputables aux activités des magasins, bureaux et entrepôts, les 93% restants provenant de la chaîne d’approvisionnement – dont la moitié est attribuable à la production de matières premières et un quart à leurs premières transformations (tannage du cuir, affinage des métaux).

Le groupe compte faire un point d’étape « tous les trois ans » sur l’avancée de son plan.

© AFP

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