Des chercheurs prévoient des journées idylliques à Londres

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Londres

Un homme prend un bain de soleil dans le nord de Londres, le 14 septembre 2016.
© AFP/Archives Daniel Leal-Olivas

Paris (AFP) – L’Europe du Nord, le Canada et la Russie connaîtront des hivers plus doux d’ici à la fin du siècle, mais, d’une façon générale, les journées clémentes se feront plus rares dans le monde, selon une étude publiée mercredi.

En utilisant des modèles basés sur des projections du réchauffement planétaire, des chercheurs américains ont calculé qu’il y aurait, en moyenne, quatre jours doux en moins par an à l’échelle mondiale d’ici 2035, 10 d’ici 2100.

Mais il y aura de grandes différences régionales, selon les chercheurs de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) et de l’Université de Princeton.

« Les plus fortes baisses concernent les régions tropicales et subtropicales alors que les latitudes moyennes devraient voir une légère augmentation », ont-ils écrit dans le journal Climatic Change.

Aujourd’hui, le monde jouit, en moyenne, de 74 jours de temps doux par an. Ces jours que les chercheurs définissent comme « agréables », ni trop chauds, ni trop froids, ni trop humides ou trop pluvieux.

Selon l’étude, les grands gagnants du réchauffement climatique seront le Canada, une grande partie des États-Unis, du nord de l’Europe, de certaines regions de la Chine et de la Russie. Mais aussi la région sud-américaine de la Patagonie, la Tasmanie et la Nouvelle-Zélande.

« Dans certaines de ces régions, les jours doux seront plus rares pendant les étés chauds et humides, mais ils seront plus nombreux à l’automne, en hiver et au printemps », selon un communiqué.

L’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine seront privées de la plupart de ces jours « parfaits », certaines régions perdant de 15 à 50 jours par an.

« La perte de jours aux températures douces, en particulier pendant l’été quand ils peuvent servir à briser des vagues de chaleur prolongées, pourrait affecter la santé publique de manière significative », souligne le communiqué.

Parmi les 40 villes représentatives sélectionnées par les chercheurs, la grande perdante est de loin Lima qui sera dépouillée de 114 jours doux par an, passant de 326 à 210. Dakar perdra 57 de ses 171 jours.

Du côté des gagnants, Londres est en tête et avec 24 jours qui s’ajouteront à ses 69 actuels, suivie par Amsterdam, Puerto Montt au Chili et Melbourne qui récoltent 19 chacun. Paris en gagnerait 12.

© AFP

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