Nucléaire: EDF a relancé le premier réacteur d’une série de sept

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La centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly, dans le Loiret, le 15 mars 2011
© AFP/Archives ALAIN JOCARD

Paris (AFP) – EDF a redémarré le premier des sept réacteurs nucléaires qu’il prévoyait de relancer avant la fin de l’année à la suite de contrôles de sûreté pour s’assurer de la solidité de l’acier d’un équipement clé, selon le site du gestionnaire du réseau à haute tension RTE.

EDF avait reçu début décembre le feu vert de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour redémarrer ces sept réacteurs, qui figurent parmi les 18 réacteurs devant être passés au crible après la détection d’une concentration excessive en carbone dans l’acier de leurs générateurs de vapeur, une anomalie susceptible d’affaiblir leur résistance.

Sur ces 18 réacteurs, sept sont déjà reconnectés au réseau.

Le réacteur Dampierre 3 tournait presque à pleine puissance mardi (745 mégawatts sur 890 MW) tandis que le redémarrage de Gravelines 2 et Tricastin 3 est annoncé pour le 23 décembre, selon des données d’EDF publiées sur le site de RTE.

« Le redémarrage se fait en plusieurs étapes, avec une montée en puissance progressive, par paliers. A chaque franchissement de palier, on fait toute une batterie de contrôles », a expliqué un porte-parole d’EDF à l’AFP.

« Pour arriver à pleine puissance, cela peut prendre d’une à trois semaines. Pour un seul réacteur, les opérations de redémarrage peuvent mobiliser jusqu’à 200 personnes, (même si) pas toutes en même temps », a-t-il précisé.

Quatre autres réacteurs doivent être relancés à partir du 31 décembre: Tricastin 1 et 4, Civaux 2 et Bugey 4.

Les réacteurs Fessenheim 1 et Gravelines 4, actuellement arrêtés, redémarreront eux en janvier, tandis que deux autres (Tricastin 2 et Civaux 1) seront stoppés le mois prochain pour subir à leur tour les contrôles de sûreté.

Dans un communiqué, Greenpeace a estimé que les exigences de sûreté n’étaient pas remplies pour le redémarrage de ces réacteurs, que l’ONG de défense de l’environnement qualifie de « dangereux ».

« Nous étudierons tous les moyens, notamment juridiques, d’arrêter ces réacteurs dangereux jusqu’à ce que les essais aient été entièrement réalisés et que les résultats aient été publiés », a précisé Roger Spautz, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France–Luxembourg.

Au total, 13 réacteurs étaient à l’arrêt mardi, sur les 58 que compte le parc français, notamment pour ces contrôles de sûreté, arrêt fortuit ou des travaux plus lourds. Quatre le sont pour des périodes prolongées (Fessenheim 2, Bugey 5, Gravelines 5 et Paluel 2).

© AFP

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