Des maires américains appellent à construire des ponts avec le Mexique, pas des murs

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Le maire de Seattle, Ed Murray (D) et son homologue de Washington D.C Muriel Bowser, le 2 décembre 2016 à Mexico dans le cadre du sommet du Cities 40 (C40) © AFP ALFREDO ESTRELLA

Le maire de Seattle, Ed Murray (D) et son homologue de Washington D.C Muriel Bowser, le 2 décembre 2016 à Mexico dans le cadre du sommet du Cities 40 (C40) © AFP ALFREDO ESTRELLA

Mexico (AFP) – Les maires de plusieurs grandes villes américaines, réunis en congrès cette semaine à Mexico, ont appelé vendredi à « construire des ponts » avec le Mexique au lieu de « murs », en réponse aux menaces du président élu Donald Trump.

« D’autres pensent qu’ils peuvent ériger des murs, mais nous, nous croyons que nous pouvons construire des ponts pour passer au-dessus de ces murs », a déclaré le maire de Seattle, Ed Murray, aux côtés de ses homologues de Washington, New York, Austin, Phoenix et Portland.

« Nous ne sommes pas naïfs par rapport au contexte politique auquel nous serons confrontés à l’avenir, mais nous croyons que nous pouvons exercer une influence », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

Il s’exprimait dans le cadre du sommet du Cities 40 (C40) à Mexico.

Le C40, qui rassemble désormais 90 villes -dont Rio, Caracas, New York, Paris, Dakar, Johannesburg, Addis Abeba, Séoul, Pékin, Shanghai, Athènes, Istanbul ou Londres-, représente au total 650 millions de personnes et 25% du PIB mondial.

« Nous tous, nous reconnaissons qu’une élection ne va pas transformer les habitants des villes des États-Unis, les valeurs ne changent pas à cause d’une journée d’élection », a ajouté Muriel Bowser, maire de Washington D.C, en faisant également allusion aux positions climatosceptiques de Donald Trump.

Donald Trump prendra ses fonctions de président des États-Unis le 20 janvier. Durant sa campagne, le magnat new-yorkais de l’immobilier avait qualifié les migrants mexicains de violeurs et de trafiquants de drogue, et promis de faire construire un mur à la frontière que paierait le Mexique.

Il s’est également engagé à prendre des mesures protectionnistes pour protéger les emplois américains, en renégociant, voire en abrogeant le traité de libre-échange nord-américain (Alena) qui réunit les États-Unis, le Canada et le Mexique.

M. Trump avait également qualifié le changement climatique de « canular » inventé par les Chinoi

©AFP

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