Entreprises: des économies faciles à faire en luttant contre le gaspillage

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L’imprimerie Quo Vadis à Carquefou (Loire-Atlantique) a économisé 357.000 euros sur un an après avoir investi dans une campagne de sensibilisation du personnel, dans des bacs de couleurs pour améliorer le tri des déchets
© AFP/Archives THOMAS SAMSON

Paris (AFP) – Ajouter un capot sur une machine pour éviter les projections de matière, recycler les chutes en interne, couper certains équipements la nuit: les entreprises peuvent économiser des dizaines de milliers d’euros avec des mesures simples, au coût vite amorti, selon l’Ademe.

Quarante-neuf « entreprises témoins », de différents secteurs d’activité, ont économisé trois millions d’euros au total sur un an en agissant sur leur consommation de matières et d’énergie et sur leurs déchets, indique l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie dans un communiqué.

Ces gains économiques se sont doublés de bénéfices environnementaux: « au total, c’est 9.000 tonnes d’équivalent CO2 par an qui ne sont pas émises grâce à la mise en place des actions, soit l’équivalent de 889 tours du monde en voiture ou 7.700 allers-retours Paris-New-York en avion ».

Le temps moyen de retour sur investissement est de sept mois, mais pour 23% des gains, il est « immédiat ».

En partenariat avec dix organismes professionnels (CGPE, Fédération de la plasturgie, CCI France, UIMM…), l’Ademe a sélectionné 49 entreprises (20 à 500 salariés) dans onze régions et différents secteurs: agroalimentaire, métallurgie, travaux publics, plasturgie, travaux publics, hôtellerie-restauration…

Au total, 275 actions (2 à 12 selon les entreprises) ont été mises en oeuvre, permettant « un gain pérenne cumulé de plus de trois millions d’euros par an », soit « 60.000 euros en moyenne par entreprise ».

Selon les entreprises, les économies vont de 2.000 euros par an à 375.000. En moyenne, cela représente « un gain de l’ordre de 0,2% de leur chiffre d’affaire ».

Selon l’Ademe, « si l’on généralisait ces chiffres à l’ensemble des PME françaises, les économies potentielles seraient d’au moins un milliard d’euros par an ».

Concernant les matières, 82% des économies sont générées par des actions de réduction à la source des déchets, comme limiter les pertes en ajoutant un capot sur une machine ou recycler les chutes de matière en interne.

Concernant l’énergie, 51% des gains sont réalisés en agissant non pas sur le processus de production lui-même, mais sur ce qui lui permet de fonctionner (froid, air comprimé, chauffage, climatisation).

21% des gains sont liés à des actions de « management de l’énergie » comme couper les équipements inutiles la nuit et le week-end ou sensibiliser le personnel.

A titre d’exemple, l’imprimerie Quo Vadis à Carquefou (Loire-Atlantique) a économisé 357.000 euros sur un an après avoir investi dans une campagne de sensibilisation du personnel, dans des bacs de couleurs pour améliorer le tri des déchets et en revoyant les procédures de qualité pour ne jeter que les produits réellement non conformes.

© AFP

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