Environnement: six espèces d’ours sont menacées de disparition

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Un ours polaire en Arctique, sur une photo non datée de l’Union européenne des géosciences
© European Geosciences Union/AFP/Archives Mario HOPPMANN

Paris (AFP) – A lunettes dans la Cordillère des Andes, à collier en Asie, blanc sur la banquise, brun en Europe… Huit espèces d’ours peuplent actuellement la planète dont six sont menacées de disparition, comme le rappelle l’exposition du Jardin des Plantes « Espèces d’ours ».

Réchauffement climatique, intensification de l’agriculture, déforestation, urbanisation, braconnage, les menaces sont multiples. Qui sont ces plantigrades considérés comme « vulnérables » ?

Le grand panda

Surnommé « chat-ours » par les chinois, on ne le trouve plus que dans quelques montagnes de Chine où il peuple les forêts de bambous (sa nourriture quasi-exclusive).

Le panda géant a récemment quitté la catégorie d’espèces « en danger » d’extinction grâce aux politiques de protection mises en place par la Chine qui ont permis une hausse de sa population. Mais il reste menacé.

Il est difficile d’en établir le nombre exact mais il y aurait environ 2.000 pandas géants dans le monde, adultes et petits.

L’animal tire son nom d’un croissant blanc qu’il arbore sur la poitrine et qui contraste avec son pelage noir.

Ils ne seraient que 40.000 individus à peupler l’est de l’Asie.

« C’est probablement l’un de ceux qui ont le plus petit nombre d’individus dans le monde », note Géraldine Véron, commissaire scientifique de l’exposition.

L’ours à collier

Ils vivent en Asie du Sud-Est où ils ne seraient plus que 10.000, mais c’est une estimation, faute de données suffisantes.

Le plus petit des ours est notamment menacé par le trafic de sa bile, recherchée pour sa prétendue vertu médicinale.

L’ours lippu

Il n’en reste que 20.000 individus. D’allure assez curieuse avec ses poils hirsutes, il ne vit que dans la région indienne.

Il tire son nom de ses longues lèvres qui lui permettent d’aspirer les fourmis et les termites dont il avale des kilos chaque jour.

L’ours blanc

Le changement climatique, responsable de la diminution de la banquise, est la plus grosse menace qui pèse sur l’ours blanc.

On en comptabilise 25.000 en Arctique mais ils pourraient perdre un tiers de leur population d’ici le milieu du 21e siècle, selon l’UICN.

L’ours à lunettes

C’est l’un des plus rares et des plus menacés. Ils ne seraient plus que 10.000 individus.

L’ours à lunettes est le seul à vivre en Amérique du Sud où il peuple les forêts tropicales de la Cordillère des Andes. Principalement végétarien, il grimpe aux arbres.

Dans la liste des huit espèces d’ursidés, l’ours brun et l’ours noir américain sont les seuls dont l’existence n’est pas menacée.

L’ours noir « est celui qui se porte le mieux », selon Géraldine Véron. Ils sont 900.000 individus à peupler l’Amérique du Nord. Il vit dans des zones climatiques et géographiques très variés, du nord du Mexique à l’Alaska, et cette capacité d’adaptation explique en partie sa grande résistance.

L’ours brun est la seule espèce que l’on trouve en Europe. Avec 200.000 individus, il se porte bien même s’il est menacé de disparition dans certaines régions comme dans les Pyrénées. C’est l’ours qui a la plus large aire de répartition, de l’Eurasie à l’Amérique du Nord et il est capable de modifier son alimentation en fonction des régions et des saisons.

© AFP

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