L’Iran et la France vont coopérer dans le domaine de l’environnement

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La ministre de l’Environnement Ségolène Royal, et la vice-présidente iranienne Masoumeh Ebtekar, à Téhéran, le 28 août 2016
© AFP ATTA KENARE

Téhéran (AFP) – La ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal, a annoncé dimanche en Iran une série de partenariats dans le domaine de l’environnement avec Téhéran mais elle a critiqué le refus des banques françaises de venir en Iran.

« Plusieurs sujets ont été évoqués (…) et comme nous faisons face aux mêmes types de problèmes en France, c’est une occasion formidable de coopérer », a dit Mme Royal à l’occasion de ses entretiens avec la vice-présidente iranienne Massoumeh Ebtekar chargée de l’environnement.

La ministre française effectue une visite de trois jours en Iran, accompagnée d’hommes d’affaires à la tête d’entreprises spécialisées dans l’environnement et les énergies renouvelables.

« Nous allons construire des partenariats (…) dans les domaines de l’eau, de l’efficacité énergétique et de la pollution de l’air », a-t-elle déclaré à la presse, précisant qu’elle reviendrait en Iran en février pour faire le point sur le progrès des projets.

La vice-présidente iranienne a quant à elle souligné le « message fort » que ce rapprochement envoyait « à la communauté internationale, prouvant que les pays peuvent coopérer solidement dans le domaine de l’environnement ».

Un peu plus tard, lors d’une rencontre avec la presse française, Mme Royal a critiqué l’attitude des banques françaises qui refusent de venir en Iran, plus d’un an après la conclusion avec les grandes puissances d’un accord sur son programme nucléaire controversé.

« C’est un vrai problème. La question a été soulevée bien évidemment par les ministres iraniens mais aussi les sociétés françaises », a affirmé la ministre française, expliquant que « d’un côté les sanctions ont été levées et en fait on se rend compte que dans les faits il y a encore des sanctions financières ».

« Les banques françaises qui sont liées aux banques américaines n’osent pas intervenir en Iran. C’est tout à fait inadmissible », a déclaré Mme Royal.

« D’autant que par exemple en Italie il y a des banques de taille moyenne qui accompagnent les entreprises italiennes en Iran. Donc on va trouver des solutions ».

Pour financer les accords, « si les grandes banques françaises ne veulent pas venir en Iran et bien on fera appel à des banques de taille moyenne dans d’autres pays européens », a-t-elle ajouté.

Les grandes banques françaises et européennes rechignent à venir en Iran par crainte des mesures punitives américaines.

Les Etats-Unis ont en effet maintenu une série de sanctions contre l’Iran liés aux droits de l’Homme, le terrorisme ou encore les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime.

Mme Royal doit visiter lundi le lac salé d’Orumiyeh, dans le nord-ouest de l’Iran, l’un des plus grands au monde et menacé d’assèchement.

© AFP

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