Déchets radioactifs: ordonnance d’expulsion des opposants au projet Cigéo à Bure (Meuse)

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Des opposants au projet Cigéo de stockage de déchets radioactifs occupent un bois menacé par la construction de ce site, le 21 juin 2016 à Bure (Meuse) © AFP/Archives JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Strasbourg (AFP) – Les opposants au projet Cigéo de stockage de déchets radioactifs à Bure (Meuse) qui occupent un bois depuis le 19 juin pour empêcher le lancement de travaux, ont reçu mardi une ordonnance d’expulsion immédiate, ont-ils indiqué à l’AFP.

« On a reçu l’ordonnance d’avis d’expulsion immédiate ce matin », a expliqué à l’AFP un militant qui se fait appeler Michel, précisant être « en état de vigilance ». « On ravive tous les réseaux, les collectifs anti-nucléaires qui se battent depuis 20 ans contre l’Andra » (Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires).

Quelques dizaines de militants anti-Cigéo occupent depuis une dizaine de jours le bois de Mandres-en-Barrois, acquis par l’Andra, porteuse du projet Cigéo, qui avait annoncé son intention de porter plainte contre cette occupation.

« L’occupation n’était qu’une étape, on savait que l’expulsion allait venir mais c’était très important pour nous de bloquer le début de ces travaux », a encore déclaré Michel, expliquant préparer « un appel à réoccupation en cas d’expulsion ».

Selon lui, les militants ont construit sur le terrain occupé « des cabanes, des barricades, un potager avec des plants que nous ont donnés des maraîchers du coin ».

Les militants ont également déposé plainte contre l’Andra, l’accusant d’avoir violé le code forestier en déboisant ce terrain sans autorisation, a indiqué leur avocat, Me Etienne Ambroselli.

Le projet Cigéo doit accueillir à Bure, à la frontière entre la Meuse et la Haute-Marne, les déchets les plus radioactifs ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue, à 500 mètres sous terre.

Selon le site internet de l’Andra, s’il est autorisé, « Cigéo est prévu pour être exploité de manière progressive pendant au moins 100 ans ».

Mi-mai, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à donner l’autorisation législative nécessaire à la poursuite du projet. Ce texte doit maintenant être examiné par l’Assemblée nationale.

© AFP

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