Royal appelle les Européens à accélérer la ratification de l’accord sur le climat

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La ministre de l’Environnement Ségolène Royal lors d’une conférence sur le climat à Bonn le 16 mai 2016
© AFP PATRIK STOLLARZ

Paris (AFP) – Ségolène Royal, présidente de la conférence de l’ONU sur le climat (COP21), a appelé mardi les États membres de l’UE à accélérer la ratification de l’accord de Paris contre le réchauffement, en lançant le processus chez eux avant le Conseil européen de fin juin.

« Le moment est venu de mobiliser l’Union européenne pour qu’aucun retard ne soit pris dans le processus de ratification », a déclaré Mme Royal à la presse, après une rencontre avec les ambassadeurs des pays de l’UE à la résidence des Pays-Bas, qui président actuellement l’Union européenne.

« Les processus de ratification doivent s’accélérer », a souligné la ministre de l’Environnement qui doit présenter mardi après-midi à l’Assemblée nationale le projet de loi autorisant la ratification de l’accord.

« Certains (des 28 États-membres) en sont très éloignés », a-t-elle ajouté, se refusant à les citer. Il s’agit des « pays qui produisent les énergies fossiles », a-t-elle simplement ajouté.

« J’ai lancé un appel (aux ambassadeurs) pour qu’ils mobilisent leurs gouvernements, pour que l’on ait maintenant très rapidement, c’est-à-dire avant l’échéance du Conseil européen de la fin juin, les dates de délibération de tous les conseils des ministres (…) et les dates de ratification dans les Parlements », a déclaré Mme Royal. « Dans beaucoup de pays, les dates ne sont pas fixées », a-t-elle noté.

« Je n’imagine pas que l’Union européenne arrive à la COP22 », en novembre à Marrakech, « en état d’observateur et que l’accord de Paris entre en application sans l’Union européenne », a souligné Ségolène Royal.

L’accord, par lequel la communauté internationale s’est engagée en décembre à limiter le réchauffement « bien en deçà » de 2°, voire à 1,5° par rapport au niveau pré-industriel, a déjà été signé par 177 États.

Les pays doivent le ratifier pour qu’il entre en vigueur comme prévu à compter de 2020. Dans ce but, il faut que 55 pays représentant 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre le ratifient.

Selon Mme Royal, il n’est « pas impossible » que cette condition soit remplie d’ici à la COP22. « On n’en est pas loin, on en est déjà à 38%-40%, voire plus, des émissions », a-t-elle dit, rappelant que les deux principaux pollueurs, la Chine et les États-Unis, avaient annoncé leur intention de le ratifier avant la fin de l’année.

Les délégués de 195 pays sont réunis actuellement à Bonn pour commencer à concrétiser l’accord de Paris.

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