Générations Futures : « Il faut que le gouvernement français assume clairement sa position sur le glyphosate »

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Un champ traité avec du glyphosate, près de Leipzig, dans l’est de l’Allemagne, le 28 avril 2016 © dpa/AFP/Archives Sebastian Willnow

Les 18 et 19 mai prochains, la Commission européenne décidera si le glyphosate doit être ré-homologué ou non, pour une durée de 10 ans. Déclaré « cancérogène probable » par l’OMS, le glyphosate est une substance active présente dans certains herbicides, dont le plus connu et le plus vendu au monde est le Roundup. Pour être réautorisé, il faut donc prouver qu’il n’est pas cancérogène. Or, certaines études mettent en cause sa toxicité sur l’environnement et sur la santé, mais sont jugées incomplètes par BfR, l’agence sanitaire allemande en charge du dossier. Par ailleurs, en 2014, l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) réécrit les conclusions d’une étude du Centre International de Recherche sur le Cancer en niant la relation entre exposition au glyphosate et cancers. Lors d’une conférence de presse, François Veillerette, porte-parole et Directeur de Générations Futures, s’indigne : « les prétextes de rejet des études sont fallacieux (…) Il y a une vraie volonté de donner l’impression d’un risque nul du glyphosate ». L’association dénonce les « biais scientifiques intolérables » utilisés par BfR, l’EFSA et la Glyphosate Task Force et annonce porter plainte d’ici une semaine pour « tromperie aggravée ». « L’heure est venue d’agir juridiquement pour garantir la santé publique », déclare François Veillerette. Pour que la ré-homologation ne soit pas autorisée, « il faut que le gouvernement français assume clairement sa position et ses responsabilités », assure Maître François Lafforgue, regrettant un écart de discours entre Ségolène Royal et Manuel Valls.  « C’est un produit dont les risques sur la santé et sur l’environnement sont connus par le fabricant et volontairement cachés aux utilisateurs », regrette-t-il. « Il y a une urgence de transparence ».

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