L’extraction du cobalt au Congo nuit aux populations locales et à l’environnement

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Une femme trie le cobalt dans la mine de Lubumbashi le 31 mai 2015. © AFP PHOTO/FEDERICO SCOPPA

En République Démocratique du Congo, l’extraction du cobalt est nocive pour les populations et pour l’environnement. C’est ce que révèle une enquête menée par le centre de recherches SOMO publiée lundi 18 avril. Le cobalt est principalement utilisé dans la fabrication des batteries des ordinateurs et des smartphones. Or, son extraction est à l’origine de déplacements forcés des habitants qui résident à proximité des mines. Pourtant, la loi congolaise dispose que les entreprises doivent « mener un dialogue constructif avec la population locale et à la consulter, ce qu’elles ne font presque jamais de manière satisfaisante », d’après SOMO.

Les activités d’extraction polluent l’environnement : les eaux de surface, les nappes phréatiques et les sols sont contaminés par les rejets d’eaux usées des mines et le trafic routier généré par les mines pollue l’air. Pour l’organisation, la responsabilité revient en partie aux entreprises du secteur électronique, « co-responsables des problèmes liés à l’extraction du cobalt ». Une table ronde intitulée « Responsible Mining for Electronics » s’est tenue mardi 19 avril entre le réseau GoodElectronics Network et différentes associations de protection de l’environnement et de défense des droits humains.

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