Malaisie: destruction inédite de près de 10 tonnes d’ivoire de contrebande

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Les autorités malaisiennes transportent l'ivoire saisie qui va être brûlée, à Port Dickson, le 14 avril 2016 © AFP MANAN VATSYAYANA

Les autorités malaisiennes transportent l’ivoire saisie qui va être brûlée, à Port Dickson, le 14 avril 2016 © AFP MANAN VATSYAYANA

Seremban (Malaisie) (AFP) – Quelque 9,5 tonnes d’ivoire saisies ces dernières années par les autorités en Malaisie ont été brûlées jeudi, une première dans ce pays d’Asie du Sud-Est utilisé comme un point de passage pour la contrebande de défenses d’éléphants, a indiqué un ministre.

« C’est la toute première fois que nous détruisons de l’ivoire. Nous voulons envoyer au monde un message fort disant que la Malaisie ne transige pas avec la protection des espèces en danger », a déclaré à l’AFP le ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement, Wan Junaidi Tuanku Jaafar.

D’énormes tas de défenses d’éléphants d’Afrique, dont la valeur marchande était estimée à environ 20 millions de dollars (18 millions d’euros), ont été broyés puis incinérés dans un four géant à Port Dickson, dans le sud du pays.

Le commerce international d’ivoire est interdit depuis 1989, à de rares exceptions près, afin de lutter contre le déclin de la population des éléphants d’Afrique qui étaient encore plusieurs millions au milieu du XXe siècle contre seulement 600.000 à la fin des années 1980.

Mais le braconnage et la contrebande se sont poursuivis pour répondre à la demande principalement d’Asie, en particulier de Chine, où l’ivoire est très prisé à des fins médicales et pour fabriquer des objets de décoration.

La Malaisie, signataire de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), a saisi de nombreuses cargaisons d’ivoire de contrebande ces dernières années, transportées notamment par voie maritime.

En mars, 159 kilos d’ivoire de contrebande avaient été saisi auprès de passagers d’un avion de ligne, selon les autorités malaisiennes.

Les défenses d’éléphants brûlées jeudi provenaient de 11 pays d’Afrique, allant du Ghana (ouest) à la Tanzanie (est), a précisé Wan Junaidi.

Elles ont été détruites en public pour dissuader les contrebandiers, a-t-il ajouté.

Des diplomates étrangers et des défenseurs de la nature ont participé à l’événement.

© AFP

 

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