Patrimoine Mondial : 114 sites menacés par l’activité industrielle

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Barrière de corail, Queensland, Australie (16°55’ S – 146°03’ E). © Yann Arthus-Bertrand

114 des 229 sites naturels inscrits au Patrimoine Mondial de l’UNESCO sont menacés par les activités industrielles, selon un rapport publié par l’ONG WWF. En cause, les activités pétrolières, gazières et minières, le tourisme, les transports, ainsi que la surexploitation des forêts et des ressources en eau. Plus de 11 millions de personnes dépendent de ces sites pour se loger, se nourrir, se soigner et travailler. Le récif de la barrière du Belize a ainsi été inscrit par l’UNESCO sur la liste des sites menacés en 2009, à cause du « défrichement massif des mangroves » pour construire de multiples stations balnéaires. L’octroi de concessions pétrolières aggrave cette situation qui met en péril 190 000 habitants vivant de la pêche et du tourisme.

L’ONG appelle les gouvernements nationaux à faire cesser toute activité industrielle qui pourrait avoir un impact sur leur pérennité. Ces sites occupent « 0,5% de la surface de la Terre », indique Pascal Canfin, directeur général du WWF France. « Si nous ne sommes pas capables de protéger cette toute petite partie de notre planète, qui peut penser que nous serons capables de protéger tout le reste ? », interroge-t-il. « Le temps est venu de reconquérir notre capital naturel qui est à la base de notre économie, car il n’y a pas d’un côté les enjeux de la biodiversité et d’un autre les enjeux économiques ».

La Convention du Patrimoine Mondial, créée en 1972, a pour objectif d’encourager les 178 Etats signataires à prendre des mesures de conservation de leurs sites et à sensibiliser les populations, sans qu’elle ne présente pour autant de contraintes légales et juridiques.

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