Eolien en mer: Dunkerque choisi pour le troisième appel d’offres

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La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, à Paris, le 9 mars 2016
© AFP/Archives ALAIN JOCARD

Paris (AFP) – La ministre de l’Energie, Ségolène Royal, a annoncé lundi que le troisième appel d’offres français pour la pose d’éoliennes en mer concernerait une zone au large de Dunkerque (Nord).

Mme Royal n’a toutefois pas précisé dans son communiqué le calendrier de cet appel d’offres ni la capacité de production électrique visée.

« Le cahier des charges est en cours d’élaboration », a-t-on précisé au ministère.

Selon le communiqué, l’appel d’offres se caractérisera par « plusieurs nouveautés, visant à réduire les coûts et à simplifier les procédures », détaillées dans une ordonnance et un décret qui doivent encore être publiés.

« On vise une publication en mai », après quoi « la volonté de la ministre est d’aller vite », a-t-on indiqué au ministère.

Parmi « les nouveautés » figure une procédure de « dialogue concurrentiel » qui permettra d’échanger avec les candidats afin de préciser le cahier des charges et de leur permettre d’améliorer leurs offres en cours de procédure.

Des études de levée des risques liés au vent ou à la houle, par exemple, seront réalisées par des établissements publics avant la remise des offres, et la concession d’occupation du domaine public maritime sera aussi attribuée au lauréat en même temps que l’appel d’offres.

Le syndicat des énergies renouvelables (SER) a « salué » dans un communiqué l’annonce de Ségolène Royal, mais estime que « la compétitivité future de la filière passe avant tout par des économies d’échelle permises par le lancement d’appels d’offres sur plusieurs zones pour un volume cible ambitieux ».

L’appel d’offres est considéré comme « une étape positive » par France Energie Eolienne, qui représente les professionnels du secteur, mais estime les volumes « modestes à ce stade ».

Un premier appel d’offres avait attribué en 2012 à EDF trois parcs éoliens de 500 mégawatts chacun à Courseulles-sur-mer (Calvados), Fécamp (Saine-Maritime) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), et un quatrième parc de même capacité à l’espagnol Iberdrola à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

Le deuxième appel d’offres avait été remporté en mai 2014 par un consortium mené par Engie (ex-GDF Suez) pour la construction de deux parcs éoliens d’une capacité totale de 1.000 MW, l’un au large du Tréport (Seine-Maritime), l’autre au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée).

 

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