Gaz à effet de serre: les agences spatiales mondiales vont coordonner leurs mesures

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gaz à effet de serre

Jean-Yves Le Gall, président du Centre national d’études spatiales, lors d’une interview à Tokyo, le 5 octobre 2015
© AFP/Archives YOSHIKAZU TSUNO

New Delhi (AFP) – Les chefs des principales agences spatiales mondiales, réunis dimanche à New Delhi, ont décidé de se coordonner pour développer « un système de mesure » des émissions de gaz à effet de serre s’appuyant sur des satellites d’observation, a annoncé l’agence spatiale française CNES.

Dans la foulée de l’accord de Paris de décembre qui prévoit une réduction des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, ils ont réaffirmé « le rôle majeur des satellites pour contrôler ces engagements », a indiqué à l’AFP Jean-Yves Le Gall, président du CNES.

« L’idée est de fédérer tous les efforts des agences sur les différents projets de satellites » mesurant le gaz carbonique et le méthane « afin de parvenir à une coordination mondiale », a-t-il ajouté.

Les satellites japonais GoSat et américain OCO-2 ont ouvert la voie à la mesure des émissions de gaz carbonique, principal gaz à effet de serre. La Chine prépare TanSat et la France MicroCarb pour surveiller le CO2.

La France développe en outre avec l’Allemagne le satellite Merlin pour traquer le méthane, autre gaz à effet de serre.

Les chefs des agences américaine, chinoise, indienne, japonaise, européenne et française notamment, se sont engagés dans une déclaration « à travailler ensemble » pour avoir les mêmes protocoles d’observation, a souligné M. Le Gall.

Le but est de « procéder à un maximum de calibrations croisées des instruments et de validations croisées des mesures pour créer un système international indépendant permettant d’estimer les émissions de chaque pays, en se basant sur des données validées par tous », selon le CNES.

La rencontre des chefs d’agence était organisée par Kiran Kumar, président de l’ISRO, l’organisation indienne pour la recherche spatiale, et Jean-Yves Le Gall.

A l’automne, les agences spatiales réunies à Mexico, avaient déjà affirmé que les satellites d’observation étaient « l’élément clé d’un système de mesure global, voué à vérifier le respect des engagements » de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

© AFP

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