Fracturation hydraulique : 7,9 millions d’Américains vivent dans les zones à risque sismique

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Torchère du gaz de schiste en Californie © David McNew/Getty Images/AFP

Torchère du gaz de schiste en Californie © David McNew/Getty Images/AFP

7,9 millions d’Américains vivent dans les zones à risque sismique induit par les activités humaines, dont la fracturation hydraulique. Cette technique controversée consiste à fissurer le sous-sol par l’injection d’un liquide, ce qui permet d’en extraire le pétrole et le gaz. L’étude, réalisée par des scientifiques du MIT et publiée sur le site de  l’Institut américain de géophysique (USGS), révèle que l’activité humaine augmente le taux de sismicité des terrains dont elle fait usage. Cela menace  les populations vivant à proximité et leurs habitations. Ce phénomène de sismicité induite touche plus particulièrement certaines régions américaines, comme le Texas ou le Colorado.

Les chercheurs ont comparé l’aléa sismique en se basant sur plusieurs fichiers recensant les intervalles de temps entre les tremblements de terre entre 1980 et 2015 aux Etats-Unis. « Nous avons repéré les zones de sismicité induite aux augmentations brutales des tremblements de terre à proximité des sites d’extraction », expliquent les scientifiques. Une croissance de l’aléa sismique qui les inquiète : «  les décideurs politiques doivent prendre en compte ces résultats dans la planification de stratégies de réduction du risque ».

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