Déchets très peu radioactifs: de nouvelles pistes de traitement et stockage

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déchets radioactifs

Vue extérieure d’un bâtiment arborant le logo de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, à Fontenay-aux-Roses, en banlieue parisienne, le 17 mars 2011
© AFP/Archives THOMAS SAMSON

Paris (AFP) – La gestion des déchets radioactifs de très faible activité doit évoluer afin d’absorber l’important volume qui se profile avec le démantèlement des installations nucléaires, a indiqué mercredi l’Institut de sûreté nucléaire (IRSN), qui suggère de nouvelles pistes de traitement et stockage.

Le parc nucléaire a été mis en service entre la fin des années 1970 et la fin des années 1980 et la durée de vie des 58 réacteurs nucléaires français est, pour l’instant, limitée à 40 ans.

En France, les déchets de très faible activité (TFA) finissent tous dans un seul et unique cimetière, le centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage (Cires) situé sur les communes de Morvilliers et de la Chaise (Aube).

Ils y sont stockés dans des alvéoles creusées dans l’argile et protégées par des toits démontables.

Ce site de 46 hectares « constitue en France l’exutoire unique pour les déchets de très faible activité et sera saturé à court terme », alerte l’IRSN dans un rapport remis mercredi aux députés.

Sans rejeter ce dispositif, l’Institut de sûreté nucléaire préconise d’examiner d’autres pistes car « la diversification des solutions de gestion est souhaitables ».

Pour l’institut, « le recyclage par fusion des métaux très peu radioactifs » peut être une de ces solutions et permettrait notamment de réserver autant que possible l’option de stockage aux autres déchets. Une option « faisable et suffisamment fiable », pour l’Institut.

Une autre piste fournie aux parlementaires est le stockage des déchets les moins radioactifs dans certains centres industriels pour réserver au Cires « les déchets TFA présentant un réel enjeu radiologique ».

 

© AFP

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