GB : nouvelles licences d’exploration pour le gaz de schiste

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gaz de schiste

La styliste Vivienne Westwood tient une pancarte contre la fracturation hydraulique devant la maison du premier ministre David Cameron, à Oxfordshire en Grande Bretagne, le 11 septembre 2015
© AFP/Archives LEON NEAL

Londres (AFP) – Les autorités britanniques ont accordé jeudi une nouvelle série de licences d’exploration pour la recherche d’hydrocarbures sur terre, notamment de gaz de schiste.

L’Oil & Gas Authority (OGA), le régulateur du secteur, a accordé 93 licences couvrant 159 blocs d’exploration, dont environ les trois quarts concernent des hydrocarbures de schiste.

Parmi les entreprises ayant décroché des licences figurent la Suisse Ineos, les Britanniques Cuadrilla et IGas (cette dernière alliée à la Française Total dans certains cas) et la Française GDF Suez (Engie).

Le gouvernement du Premier ministre David Cameron cherche à encourager l’exploitation du gaz de schiste au Royaume-Uni, y voyant une potentielle source d’énergie bon marché à l’heure du déclin des champs pétrolifères de la mer du Nord.

Les députés britanniques viennent d’approuver à une courte majorité mercredi la fracturation hydraulique dans des parcs nationaux, à l’issue d’un vote sans débats.

« Aux côtés des sites de forage conventionnels, nous avons besoin de faire avancer le gaz de schiste », a déclaré jeudi la secrétaire d’Etat à l’Energie, Andrea Leadsom.

« C’est le moment d’aller de l’avant et de mettre en oeuvre l’exploration afin de déterminer la quantité de gaz de schiste présente et combien nous pouvons en utiliser », a-t-elle ajouté.

Il s’agit pour l’instant d’exploration et non de l’exploitation des gisements potentiels.

Mais des associations de défense de l’environnement s’inquiètent de la perspective de l’utilisation à l’avenir de la technique de la fracturation hydraulique, habituellement nécessaire pour récupérer le gaz de schiste.

« Le gouvernement ignore les preuves selon lesquelles les risques existent et le souhait des communautés locales en affaiblissant la réglementation et en ouvrant une plus grande partie du pays à la fracturation », a dénoncé Rose Dickinson, de l’association Les amis de la Terre.

« Si l’accord trouvé à Paris la semaine dernière représente autre chose que de belles paroles, les ministres doivent abandonner leur enthousiasme à courte vue et soutenir pleinement l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables », a-t-elle ajouté.

 

© AFP

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