COP21: départ de 200 bicyclettes de Notre-Dame-des-Landes à destination de Paris

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Des opposants au projet de nouvel aéroport nantais prennent la direction de Paris en bycliclette à Notre-Dame-des-Landes le 21 novembre 2015
© AFP JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Notre-Dame-des-Landes (France) (AFP) – Un convoi de 200 bicyclettes et cinq tracteurs est parti samedi matin de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) à destination de Paris pour réclamer « l’abandon » du projet de nouvel aéroport nantais, à l’occasion de la COP21, a constaté une journaliste de l’AFP.

Les manifestants, coiffés pour la plupart d’un casque et munis de gilets jaunes proclamant « Aéroport non », ont enfourché leurs bicyclettes en milieu de matinée pour une « tracto-vélo » qui doit les mener aux portes de Paris le 28 novembre, deux jours avant l’ouverture de la conférence internationale sur le climat.

Ils entendent y « dénoncer l’hypocrisie criante entre la volonté du gouvernement de lutter contre le réchauffement climatique et la destruction de plus de 1.600 hectares de terres agricoles et de zones humides pour y construire un nouvel aéroport », ont expliqué les organisateurs, des occupants de la « Zad » – la « zone à défendre » – et des associations opposées à l’aéroport.

Pendant cette semaine, le convoi intitulé « Cap sur la COP » fera plusieurs étapes de 40 à 70 km, et ses membres participeront à Angers, au Mans ou encore à Chartres à des débats avec des comités locaux de soutien. Les manifestants seront « logés chez l’habitant », a indiqué « Camille », nom générique que se donnent les opposants.

Après les attentats du 13 novembre et la proclamation de l’état d’urgence, « on n’était pas tout à fait certain de partir mais ce convoi est préparé depuis des mois et ce qui se passe sur la Zad est porteur d’espoir pour beaucoup de gens », a-t-il affirmé.

« On part parce que les raisons qu’on avait d’organiser ce convoi sont intactes. La COP21 va se tenir, nous n’avons aucune raison de ne pas partir. Et en ce qui concerne le projet d’aéroport, il est peut-être retardé, mais il n’est pas abandonné. Et nous ce qu’on demande, c’est l’abandon », a renchéri Geneviève Coiffard, opposante de longue date au projet d’aéroport.

Pour Philippe, un autre participant, avec l’interdiction de manifester prise par le gouvernement, il n’est « pas question d’aller affronter la police, mais de porter un message ».

Les opposants à l’aéroport doivent rejoindre le 27 novembre à Saclay (Essonne) d’autres convois venus notamment de Bure et de Roybon, où se sont créées des « Zad », avant d’organiser le lendemain « un grand banquet » aux portes de Paris.

L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à une vingtaine de kilomètres au nord de Paris, devait initialement être inauguré en 2017.

 

© AFP

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