Le patron d’Engie s’engage à communiquer en avance sur les risques climatiques

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Le PDG d’Engie, Gérard Mestrallet, le 2 juin 2015 à Paris
© AFP/Archives Eric Piermont

Paris (AFP) – Engie a annoncé mardi qu’il allait appliquer avec un an d’avance l’obligation de mentionner les enjeux climatiques dans son rapport annuel extra-financier, à l’occasion du lancement d’un grand débat interne sur la transition énergétique, à trois semaines de l’ouverture de la conférence climatique de Paris (COP21).

Promulguée en août, la loi française de transition énergétique prévoit une prise en compte par les entreprises des enjeux climatiques dans leurs rapports RSE (responsabilité sociétale des entreprises) pour l’exercice clos au 31 décembre 2016.

« Nous avons décidé d’anticiper d’un an les obligations de reporting inscrites dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte », a déclaré le PDG d’Engie, Gérard Mestrallet, lors du lancement du débat interne en présence de la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal.

« Il s’agit de communiquer sur les risques financiers induits par le changement climatique pour le groupe, sur ses conséquences sociétales et environnementales ainsi que sur l’ensemble des mesures que nous prenons en interne pour réduire les émissions de CO2 », a-t-il ajouté.

Engie a donné mardi le coup d’envoi d’une consultation en ligne de ses 150.000 salariés sur le thème du climat et de l’énergie, jusqu’au 20 novembre, et signé avec Ségolène Royal une convention pour l’expérimentation du « passeport rénovation énergétique ».

Ce passeport consiste en un audit gratuit et approfondi du logement, et en une proposition de travaux personnalisés pour inciter les ménages à procéder à la rénovation énergétique de leur habitation.

Financé dans le cadre des certificats d’économie d’énergie, qui oblige les fournisseurs d’énergie à mettre en place et financer des actions d’économie d’énergie, il sera expérimenté à partir du 1er janvier 2016 dans dix « territoires à énergie positive » auprès de propriétaires d’un logement construit avant l’an 2000, a précisé le ministère de l’Ecologie et de l’Energie dans un communiqué.

Selon Engie, un millier de ces passeports pourraient être signés d’ici à 2017.

 

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