Climat: l’Inde veut un accord « global et concret » lors de la COP21

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Le Premier ministre indien Narendra Modi lors d’un Sommet Inde-Afrique à New Delhi, le 29 octobre 2015
© AFP PRAKASH SINGH

New Delhi (AFP) – Le Premier ministre indien Narendra Modi a lancé, jeudi à l’issue d’un sommet Inde-Afrique à New Delhi, un appel en faveur d’un accord « global et concret » lors de la prochaine conférence de Paris sur le climat.

Lors de son discours, le dirigeant indien a estimé que personne n’avait moins que l’Inde ou l’Afrique contribué au réchauffement climatique, ajoutant que « les excès de quelques uns ne doivent pas devenir le fardeau de la majorité ».

Les dirigeants du monde entier vont tenter du 30 novembre au 11 décembre à l’occasion de la conférence de Paris sur le climat (COP21) de trouver un accord global pour limiter le réchauffement climatique.

« Nous faisons tous des efforts énormes avec nos ressources modestes pour combattre le changement climatique », a déclaré le Premier ministre indien, dont le pays, qui compte une population de 1,25 milliard d’habitants, est le quatrième émetteur mondial de gaz à effet de serre.

« Par conséquent, quand le monde se réunira à Paris en décembre, nous espérons un résultat global et concret qui se fonde sur les principes bien établis de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques », a-t-il lancé aux délégués des 54 nations africaines, au dernier jour de leur sommet à Delhi.

Le dirigeant indien a également exhorté les Etats africains à adhérer à une alliance des pays riches en ressource solaire qu’il compte lancer à l’occasion de la COP21.

L’Inde mise en effet sur les énergies renouvelables pour faire preuve de sa bonne volonté dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ces énergies devront représenter 40% de son électricité d’ici 2030.

Mais l’Inde, qui abrite les cinquièmes plus importantes réserves de charbon dans le monde, produit 60% de son électricité à partir du charbon et s’est refusée à réduire sa consommation, en estimant que les pays riches étaient responsables du réchauffement climatique.

Reporté depuis décembre en raison de l’épidémie d’Ebola, le sommet Inde-Afrique, qui s’est ouvert lundi, est le plus important rassemblement de dirigeants étrangers en Inde depuis 1983.

Un sommet dont l’objectif, pour l’Inde était de stimuler le commerce et les investissements bilatéraux, et de favoriser son implantation sur un continent où son grand rival chinois a pris de l’avance dans la course aux matières premières.

Le Premier ministre indien a déclaré que l’Inde et l’Afrique étaient « deux points d’espoirs et d’opportunité dans l’économie globale » et promis aux pays africains 10 milliards de dollars de crédits à des conditions préférentielles sur les cinq prochaines années.

« L’Inde est aujourd’hui une source très importante d’investissements en Afrique », a déclaré M. Modi. « L’énergie africaine fait tourner le moteur de l’économie indienne, ses ressources alimentent nos industries et la prospérité africaine génère un marché en pleine croissance pour les produits indiens. »

 

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