Bouquetins du Bargy: la justice refuse de suspendre leur abattage

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Le tribunal administratif de Grenoble refuse de suspendre l’arrêté préfectoral autorisant l’abattage des bouquetins du Bargy, en Haute-Savoie, malades de la brucellose
© AFP/Archives Dieter Nagl

Grenoble (AFP) – Le tribunal administratif de Grenoble a refusé de suspendre l’arrêté préfectoral autorisant l’abattage des bouquetins du Bargy (Haute-Savoie), malades de la brucellose, comme le demandaient des associations de défense de l’environnement.

Le juge des référés a estimé qu' »aucun des moyens » invoqués par les associations n’était « propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision », dans une ordonnance rendue mercredi.

Plusieurs associations de défense de l’environnement (Frapna, LPO, One Voice et ASPAS) avaient saisi le tribunal d’un recours en référé, demandant la suspension de l’arrêté du 16 septembre du préfet de la Haute-Savoie.

Cet arrêté autorise l’abattage de 200 à 300 bouquetins, c’est-à-dire la totalité des animaux du massif, à l’exception d’un noyau sain de 75 individus, préalablement identifiés. Environ 70 animaux ont déjà été abattus dans le cadre de cet arrêté, les 8 et 9 octobre.

Environ 40% des bouquetins du Bargy sont atteints par la brucellose, une maladie potentiellement transmissible aux bovins, avec d’importantes conséquences économiques.

« Légal ne veut pas dire opportun. Les tirs ne doivent pas reprendre », a réagi la Fondation Nicolas Hulot dans un communiqué publié mercredi.

« Nicolas Hulot demande à Ségolène Royal qu’elle prenne d’urgence une initiative de médiation pour remettre tout le monde autour de la table, retrouver le sens du dialogue et élaborer des solutions de compromis acceptables pour tous », ajoute le communiqué.

La Fondation estime notamment que « les alternatives à l’abattage massif (…) n’ont pas encore été sérieusement étudiées ».

En avril 2012, un cheptel laitier de la commune du Grand Bornand avait dû être euthanasié et deux autres placés en soixantaine. Deux enfants étaient tombés malades et des reblochons vendus dans toute la France avaient été détruits.

 

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