Climat: en 20 ans, « des progrès lents mais très, très solides »

Publié le : Last updated:

climat

Christiana Figueres, responsable climat de l’ONU, à Bonn, en Allemagne, le 1er juin 2015
© AFP/Archives Patrik Stollarz

Paris (AFP) – Des progrès « lents mais très, très solides » ont été réalisés dans les négociations climatiques depuis leur début il y a 20 ans, estime la responsable climat de l’ONU Christiana Figueres dans une interview lundi dans Libération.

Mme Figueres, qui a assisté à toutes les conférences des parties (COP) à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, précise qu’elle n’en a « pas marre ». « Parce que je vois des progrès lents mais très,très solides », explique-t-elle à six semaines de la conférence de Paris (COP21) qui tentera de parvenir à un accord pour contenir le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport à l’ère préindustrielle.

Alors qu’une ultime session de négociations intermédiaires s’est ouverte lundi à Bonn, elle estime que les discussions se présentent mieux qu’avant  la conférence de Copenhague qui avait échoué en 2009 à sceller un accord universel sur le réchauffement.

« Près de 150 pays » représentant « 86% des émissions globales » ont publié leurs engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre, relève-t-elle. « Ca nous met sur une trajectoire de +3 degrés, ce qui est bien mieux que les +4 voire +5° qu’on avait avant. On n’est pas encore sur l’objectif des 2° mais c’est beaucoup mieux », souligne-t-elle.

La responsable de l’ONU relève aussi « des progrès sur les financements ». « On est passé de 50 milliards de dollars de +finance climat+ vers les pays du Sud en 2013 à 60 milliards en 2014. C’est en augmentation » et « dans l’ordre de grandeur qu’il faut pour atteindre les 100 milliards d’ici à 2020 » promis par les pays du Nord à ceux du Sud pour les aider à faire face au changement climatique.

Mme Figueres se félicite qu’un « nombre impressionnant de villes, régions, entreprises ou investisseurs » se soient engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

« Enfin, nous avons de l’avance sur le texte de l’accord de Paris lui-même », dit-elle. Le document proposé à la négociation à Bonn est « beaucoup mieux que les 300 pages du texte de Copenhague », estime-t-elle. « Ce n’est pas encore le texte parfait, il reste beaucoup de travail mais c’est un bon début », affirme-t-elle.

 

© AFP

Media Query: