Au Kenya, Google Street View permet maintenant d’observer les éléphants d’une réserve

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Des éléphanteaux orphelins s'abreuvent dans une réserve à Nairobi, le 22 juin 2015 © AFP/Archives SIMON MAINA

Des éléphanteaux orphelins s’abreuvent dans une réserve à Nairobi, le 22 juin 2015
© AFP/Archives SIMON MAINA

Samburu (Kenya) (AFP) – Les internautes peuvent désormais, d’un clic de souris, observer la population d’éléphants de la réserve naturelle kényane de Samburu (centre), grâce à Google Street View, service du géant internet américain, a annoncé mardi son antenne kényane.

Un véhicule équipé de caméras à 360° a pris des vues en février de la réserve naturelle, un projet – mené en partenariat avec le groupe de défense de l’environnement Save the Elephants (Sauvez les éléphants) – susceptible de sensibiliser à la protection des éléphants menacés par le braconnage.

Des caméras spéciales installées sur le toit ont pris des images à 360 degrés de Samburu à mesure que la voiture s’engageait sur les pistes poussiéreuses, pour alimenter la base d’images Street View qui permet de faire des visites virtuelles.

Si ce service de Google s’est retrouvé au fil des années au centre de nombreuses polémiques, notamment en Europe, accusé de collecter illégalement des données privées ou de mal les protéger, cette fois, il ne risque pas de recevoir de demandes de floutage des visages.

« C’est excitant d’ouvrir une fenêtre sur Samburu, et de nous permettre de mieux protéger ses éléphants », plus grosse population animalière de la réserve de 165 km2, s’est félicité le directeur de Save the Elephants, Iain Douglas-Hamilton, depuis Samburu, à 300 km au nord de Nairobi.

« Nous espérons que faire venir Street View à Samburu inspirera les gens du monde entier (et les incitera) à mieux apprécier l’importance des éléphants », a expliqué la directrice marketing de Google Kenya, Farzana Khubchandani.

Le Kenya est confronté au braconnage qui menace ses 30.000 éléphants et 1.000 rhinocéros. Le kilo d’ivoire en Chine et en Asie du sud-est se négocie à plus de 2.000 dollars (1.790 euros).

Des prix qui font craindre aux protecteurs de l’environnement l’extinction des éléphants africains d’ici une génération.

 

© AFP

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