La conférence climat: chiffres, infrastructures et événements

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COP21

Un globe terrestre avertissant contre les dangers du réchauffement climatique, sur le site de la COP21 au Bourget (Seine-Saint-Denis), le 6 mai 2015
© AFP/Archives Lionel Bonaventure

Paris (AFP) – Deux ans de préparation, deux mois de chantier, 40.000 participants attendus: la COP21, prévue du 30 novembre au 11 décembre au Bourget, sera « l’une des plus grandes conférences sur le climat jamais organisée », soulignent les organisateurs.

« C’est certainement la conférence la plus importante que notre pays a reçue, au regard de son enjeu comme du nombre de délégués », a relevé pour sa part François Hollande jeudi, en recevant les acteurs français mobilisés, ministres, élus, ONG ou artistes.

Installé sur le tarmac de l’aéroport, le site de la conférence sur les changements climatiques (21e conférence des parties, COP21) sera divisé en trois zones: le centre de conférence, géré par l’ONU et accessible aux quelque 20.000 personnes accréditées, un espace « Générations Climat » pour la société civile et le grand public et une « Galerie » d’exposition pour les entreprises.

Le centre de conférence officiel comprendra notamment deux salles plénières, 32 salles de négociation et un centre de presse (pour 3.000 journalistes).

Quelque 2.000 ONG, dont plusieurs ont statut d’observatrices aux négociations climatiques, sont attendues.

Le chantier du Bourget débutera le 5 octobre: 80.000 m2 de structures temporaires viendront s’ajouter aux 80.000 m2 de hall déjà construits.

« Priorité aux transports en commun », disent les organisateurs, qui ont notamment prévu de « renforcer et aménager les réseaux, en particulier la ligne 7 du métro et la ligne B du RER ».

Un service de bus sera mis en place, avec quatre fois plus de navettes que pour le salon aéronautique du Bourget, ajoute-t-on pour apaiser les craintes de congestion exprimées notamment par le candidat PS aux régionales en Ile-de-France Claude Bartolone.

L’organisation annonce ainsi une offre quotidienne de 70.000 places supplémentaires chaque jour en bus et trains.

Quelque 106 gardes des Nations unies et 292 agents de sécurité privée assureront la sécurité dans le centre de conférence onusien. 1.500 policiers, gendarmes et pompiers français seront mobilisés sur le site et ses abords.

Le budget est fixé à 170 millions d’euros, avec un objectif de 15 à 20% de mécénat d’entreprises fixé par le Quai d’Orsay (l’organisation en est à ce stade à 10%, avec des dons essentiellement en nature).

L’événement devrait rapporter environ 100 millions d’euros à la région Île-de-France du fait des dépenses diverses des participants (hébergement, restauration etc.), selon l’Office de tourisme de la Ville de Paris.

Quelque 51.000 nuitées d’hôtel ont été réservées, notamment sur la zone de Roissy et du Bourget.

Les emplois générés vont bénéficier de façon prioritaire aux habitants des environs, insistent les organisateurs (1.500 pour l’aménagement, 900 pour le personnel d’accueil, 480 pour la restauration, 120 pour le traitement des déchets).

En marge de cette conférence, de nombreux événements sont prévus à l’intention de la société civile.

Dans les espaces publics au Bourget, se tiendront des expositions, projections, débats…

Parmi les rendez-vous prévus à Paris même, le 5 décembre, un concert sons et lumières sera orchestré sur les Champs-Élysées (et retransmis sur Times Square à New York) par Marc Cerrone, qui remettra au goût du jour son « SuperNature » avec la complicité de musiciens comme Nile Rodgers. « Un événement pour motiver les peuples du monde », a expliqué Cerrone à l’Élysée jeudi.

Un timbre spécial, tout rond, sera par ailleurs émis par la Poste.

© AFP

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