Energie solaire: une start-up française lance son simulateur en ligne

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Un technicien installe des panneaux solaires à Crucey-Villages (Eure-et-Loire), le 10 novembre 2011 © AFP/Archives Alain Jocard

Un technicien installe des panneaux solaires à Crucey-Villages (Eure-et-Loire), le 10 novembre 2011
© AFP/Archives Alain Jocard

Paris (AFP) – Comment savoir si cela vaut le coup d’installer des panneaux solaires sur le toit de sa maison? La start-up française In sun we trust lancera le 1er novembre un site internet pour aider les Français tentés par le solaire à faire le bon choix.

« Cela va être un service très simple, gratuit, pour aider les particuliers à passer au photovoltaïque », explique à l’AFP David Callegari, un des fondateurs d’In sun we trust, et alors que le géant Google a annoncé cet été le développement d’un outil similaire aux Etats-Unis.

Une personne qui voudrait connaître le potentiel de production électrique de panneaux photovoltaïques sur sa toiture n’aura qu’à rentrer son adresse sur le site internet. L’algorithme développé par la start-up combine des statistiques météorologiques sur l’ensoleillement et des données cartographiques de l’Institut géographique national (IGN).

Cela permet de « connaître l’environnement topographique autour (du logement), à la fois le relief proche et lointain, pour arriver à déterminer vraiment ce qui va taper le toit », explique David Callegari.

En quelques secondes, l’utilisateur va aussi obtenir une estimation de l’argent que cela peut lui faire gagner en revendant l’électricité produite à EDF.

Mais le site ne s’arrête pas là. Il fournira aussi aux utilisateurs la liste des installateurs de panneaux solaires près de chez eux.

Pour figurer dans cette liste, « les artisans devront signer une charte qui reposera sur des critères de certification, labellisation et de formation, mais aussi d’expérience comme le nombre d’installations réalisées par an et en particulier la dernière année », précise David Callegari.

Une cinquantaine devrait être recensés pour le lancement du site.

Une manière de rassurer alors qu’à la fin des années 2000, le secteur du solaire a connu une bulle en France, qui s’est traduite par la multiplication d’installateurs, pas toujours compétents, et a entraîné de nombreux litiges.

In sun we trust se targue de donner « une information totalement indépendante et objective », fruit du seul calcul de son algorithme.

Le site se rémunérera sur un pourcentage des contrats que signeront les installateurs via le site.

La concurrence potentielle du géant Google n’effraie pas David Callegari. « Google a peu de chances d’arriver en France tout de suite. Ils ont fort à faire avec les Etats-Unis où pour l’instant ils ne sont déployés que sur trois villes », assure-t-il, défendant aussi la dimension « plus territoriale » avec les installateurs recommandés par son site.

Le projet d’In sun we trust, né il y a moins d’un an et lauréat d’un appel à projet de l’IGN, bénéficiera d’un stand de démonstration pendant la conférence internationale sur le climat (COP21) de Paris en décembre.

© AFP

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