Climat: accord impossible sans engagement financier, prévient Hollande

Publié le : Last updated:

climat

François Hollande le 24 août 2015 à Berlin
© AFP Tobias Schwarz

Paris (AFP) – Il n’y aura pas d’accord lors de la conférence internationale sur le climat, en décembre à Paris, si les pays industrialisés ne versent pas les 100 milliards de dollars prévus par an pour financer la transition énergétique des pays en développement, a estimé mardi le président français François Hollande.

« Si nous voulons réussir Paris, il faudra des engagements politiques, mais il faudra aussi des financements », a-t-il déclaré lors d’un discours devant les ambassadeurs français réunis à Paris.

« Cent milliards de dollars pour 2020, c’était déjà une promesse, qui n’a pas été tenue. C’est maintenant une obligation: sans les 100 milliards, il n’y aura pas d’accord à Paris », a-t-il insisté.

Selon le président français, cette « somme est indispensable pour accompagner les efforts d’adaptation et pour permettre les transferts de technologie nécessaires ».

Il s’est félicité du fait que 56 pays, représentant plus de 60% des émissions de gaz à effet de serre, ont déjà soumis leur contribution en vue de cette conférence, la COP21.

« Nous avançons mais le plus difficile reste à venir, nous devons donc accélérer », a-t-il ajouté, annonçant qu’il se rendrait à Pékin début novembre pour travailler avec le président chinois Xi Jinping, et à Séoul où siège le Fonds vert.

M. Hollande a par ailleurs confirmé qu’il envisageait d’inviter les chefs de l’Etat et de gouvernement à venir au début de la conférence.

« J’ai pensé que le mieux est d’inviter les chefs d’Etat et de gouvernement au tout début de la conférence et non à la fin, parce qu’à la fin, c’est déjà trop tard », a-t-il estimé. « C’est l’expérience que nous avons tirée de l’échec de Copenhague ».

Les représentants de 195 pays sont attendus à Paris du 30 novembre au 11 décembre pour négocier sous l’égide des Nations unies, lors de la 21e conférence sur le climat, un accord mondial visant à freiner le réchauffement climatique de la planète.

L’un des principaux sujets de discussion lors cette conférence porte sur le partage des efforts entre pays développés, émetteurs historiques des gaz à effet de serre (GES) source du réchauffement, et pays en développement et émergents.

Les pays en développement réclament notamment que soit précisée la façon dont les pays industrialisés comptent arriver à verser les 100 milliards de dollars par an promis d’ici 2020, afin de financer notamment leur basculement vers des énergies propres.

 

© AFP

Media Query: