Les écologistes veulent rendre la circulation alternée automatique en cas de pic de pollution

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circulation alternée

La Tour Eiffel et les toîts de Paris recouverts d’un épais brouillard de pollution, le 18 mars 2015
© AFP/Archives FRANCK FIFE

Paris (AFP) – Huit députés écologistes ont déposé mardi une proposition de loi à l’Assemblée nationale pour rendre automatique la circulation alternée lorsque les seuils d’alerte de pollution sont atteints.

Les élus souhaitent grâce à ce texte rendre obligatoire « l’automaticité du déclenchement de la circulation alternée dès qu’un certain nombre de polluants ont atteint [les seuils d’alerte] », ainsi que l’abaissement de ces seuils. Une circulation alternée qui ne concerne pas les véhicules propres comme les voitures électriques ou hybrides. « Il y a urgence à être plus réactifs lors des pics de pollution à répétition que connaissent toutes les grandes agglomérations. Ceux-ci sont particulièrement ravageurs et appellent à des prises de décisions rapides et efficaces pour réduire les émissions », expliquent les députés dans l’exposé des motifs de la loi.

« A titre d’exemple, lors des pics de pollutions de mars 2014 et mars 2015, il a fallu attendre sept jours consécutifs de pollution de l’air en Ile-de-France et de longues tergiversations avant que l’État ne mette en place la circulation alternée à Paris et sa proche banlieue », déplorent les élus écologistes. « Les élus souhaitent que ce dispositif soit plus rapidement appliqué, et être associés à la décision », poursuivent-ils.

Cécile Duflot, François de Rugy ou encore Barbara Pompili ont signé cette proposition de loi avec comme objectif la lutte contre la pollution par « la mise en place d’un dispositif global qui comporte à la fois des politiques de mobilité durable (…) et la prévision de mécanismes d’urgence en cas de pics de pollution. »

 

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