Au Cambodge, 20 ans de prison pour des militants d’opposition

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Cambodge prison

Afrontements entre militants de l’opposition et gardes de sécurité de « Freedom Park », lors d’une manifestation violemment réprimée pour la réouverture du parc, le 15 juillet 2014 à Phnom Penh
© AFP/Archives AFP

Phnom Penh (AFP) – La justice cambodgienne a condamné mardi des militants d’opposition à 20 ans de prison pour leur rôle de meneurs lors d’une manifestation violemment réprimée en juillet 2014.

« Le tribunal a condamné trois d’entre eux à vingt ans de prison pour avoir mené une insurrection », a annoncé l’avocat Sam Sokong.

« Huit autres ont été condamnés à sept ans de prison », a-t-il ajouté.

Le groupe de défense des droits de l’Homme Licadho a précisé que seul un des neuf avocats s’était rendu au tribunal mardi, les autres ayant décidé de boycotter la procédure.

En juillet 2014, ces 11 opposants avaient été inculpés pour « insurrection », après ces manifestations qui avaient marqué le point culminant du mouvement de contestation des législatives de juillet 2013.

Les membres du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) refusaient alors de siéger, comme tous leurs collègues de l’opposition contestant le résultat des législatives, entachées de fraudes massives selon eux.

la police avait utilisé des gaz lacrymogènes pour mettre un terme à des affrontements à coups de bâtons et de pierres entre militants de l’opposition et gardes de sécurité de « Freedom Park ». La manifestation avait fait des dizaines de blessés.

Les quelque 300 manifestants réclamaient la réouverture de ce parc, lieu symbolique de manifestations fermé depuis des mois par les autorités.

Le Premier ministre Hun Sen tient le pays d’une main de fer depuis trente ans et réprime depuis tout mouvement de rue.

L’opposition est quant à elle rentrée dans le rang en acceptant d’entrer au parlement.

 

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