Le Brésil aura le premier sanctuaire d’éléphants d’Amérique latine

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Le premier sanctuaire d’éléphants d’Amérique latine accueillera d’abord trois femelles dont une femelle de l’espèce asiatique, qui a travaillé pendant des décennies dans des cirques en Argentine et au Chili
© Pool/AFP/Archives Romeo Gacad

Rio de Janeiro (AFP) – D’ici à l’année prochaine, le Brésil abritera le premier sanctuaire d’éléphants d’Amérique latine dans l’État de Mato Grosso (centre-ouest), à proximité de grandes plantations de soja, de fermes d’élevage de bovins et d’un parc national.

« L’idée est de créer un établissement sur le modèle de l’Éléphant Sanctuary Tennessee (TES) aux États-Unis », a confié dimanche Junia Machado, présidente de l’ONG Santuario de Elefantes Brasil (SEB) à l’initiative du projet, au quotidien Folha de S. Paulo.

L’ONG SEB a acquis une propriété de 1.100 hectares en pleine forêt Atlantique préservée, avec des prés et des sources d’eau, à une quarantaine de kilomètres du parc touristique Chapada dos Guimaraes.

Le sanctuaire accueillera d’abord trois femelles dont Ramba, âgée de 50 ans, de l’espèce asiatique, qui a travaillé pendant des décennies dans des cirques en Argentine et au Chili.

Son passé lui a laissé des cicatrices, des abcès et un problème rénal chronique.

Les deux autres, Guida et Maia ont 40 ans et vivent depuis 2011 dans une ferme au Paraguay quand elles avaient été retirées d’un cirque à Bahia (nord-est du Brésil) par le parquet de cet État du nord-est  brésilien.

L’ONG SEB réclame maintenant la tutelle des deux mammifères.

Le Brésil a été choisi pour sa localisation centrale en Amérique latine, son climat clément et ses coûts moins élevés qu’aux États-Unis.

Quand le sanctuaire tournera à plein il pourra abriter plus de 50 éléphants mais ne fera pas de reproduction et ne sera pas ouvert aux visiteurs.

« Nous voulons que les animaux y trouvent la tranquillité et il n’existe pas encore de modèle pour que les gens puissent les voir de près sans leur retirer leur liberté », justifie Junia Machado.

 

© AFP

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