Conférence sur le climat : la RDC attend des retombées financières à Paris

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Un gorille, dans le parc national des Virunga, plus ancien parc de la République démocratique du Congo (RDC), le 28 novembre 2008
© AFP/Archives Roberto Schmidt

Kinshasa (AFP) – La République démocratique du Congo attend des retombées financières à la prochaine conférence mondiale sur le climat, en contrepartie du travail de préservation de ses forêts, a déclaré mardi à Kinshasa son ministre de l’Environnement.

A Paris, « nous voulons qu’il y ait un accord contraignant qui soit signé, où les États industrialisés vont dire cette fois-ci ce qu’il vont faire, ce qu’ils vont donner aux Africains », a déclaré Bienvenu Liyota Ndjoli.

« Il faut qu’on nous finance. Nous ne pouvons pas faire de la conservation sans développement », a ajouté le ministre lors d’un débat sur la conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP 21) devant avoir lieu dans la capitale française du 30 novembre au 11 décembre.

« Si nous imposons à nos populations une ligne de conduite par rapport à nos forêts, pour lutter contre le réchauffement climatique », mais que « nous n’avons pas de financement, nous n’allons pas évoluer », a insisté M. Liyota.

« La COP 21 c’est une opportunité » pour la RDC de se vendre, de « faire comme les Brésiliens qui ont réussi à accéder à beaucoup de financements » en échange de la préservation d’aires forestières en Amazonie, a-t-il ajouté.

Grande comme cinq fois la France, la RDC est un des pays les moins développés au monde et abrite plus de 60% des forêts denses du Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète après l’Amazonie.

Le pays est souvent accusé par des ONG internationales de ne pas faire assez pour préserver ses ressources forestières.

Mardi, la Fédération des industriels du bois (FIB) congolaise a accusé deux d’entre elles, Greenpeace et Global Witness, de vouloir mettre la forêt congolaise « sous cloche » et de dénier à la RDC le droit d’exploiter cette ressource pour son développement.

Ces deux organisation ont récemment publié des rapports critiquant la politique congolaise en matière d’exploitation industrielle des forêts, règne, selon elle, d’une illégalité généralisée.

La conférence de Paris sur le climat doit rassembler des délégués du monde entier en vue de parvenir à la signature d’un accord universel permettant de lutter efficacement contre les dérèglements climatiques.

Selon l’ONU, la déforestation dans les grandes massifs tropicaux contribue à ces dérèglements en faisant disparaître les « puits de carbone » naturels que sont les forêts.

 

© AFP

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